‹ OrphéeChapitre 26 sur 32 · APOLLON L'HYPERBORÉEN · texte numérisé non relu

APOLLON L'HYPERBORÉEN

Quand fermente par toi la Pythie en délire Tu réfléchis la paix de sept mondes sereins. Te chargeant du souci de conduire et d'instruire, Le septuple fardeau de la pesante lyre T'accompagne, dieu blond, o hyperboréen.

0 dévorant, qui restes seul et te consumes.

Dieu soumis à la Passion,

L'or glorieux de tes rayons Eclaire uii cœur désert où rêve l'amertume.

Ainsi, puissant et vagabond,

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Universel témoin qui surveille et dirige Et connaît les secrètes lois de tout vertige. Ainsi règne et s'attriste Apollon, le dieu blond. Harmonie et lumière, il sait que le mystère Dans les veines du monde agit et se répand. Assis sur l'Omphalos, au centre de la terre Et touchant de ses mains cette vibrante pierre Qui porte le vibrant trépied du sanctuaire,

Le dieu delphique, frémissant Au double battement du sol et de son sang, Te gouverne et s'unit à ton frémissement.

Python, tellurique Serpent.

Ainsi, sur l'Omphalos, au centre de la terre, Ecoutons résonner en notre plus profond

La rythmique vibration De notre sombre cœur solaire, et de la Terre.

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