LE SPECTACLE HORS DU CŒUR
Mortes, mortes, baisers suprêmes...
Mais n'aimeras-tu point au-delà de toi-même ?
Maintenant, tu es nu, Nécromant de l'amour perdu, resteras-tu Seulement quelqu'un qui a survécu?
Mortes, mortes, baisers suprêmes...
Tu n'avais que ton cœur et l'as sacrifié, 0 pur, purifié, mais pauvre, dépouillé, Et tu meurs de ta pauvreté. Hors de toi-même !
Mortes, baisers suprêmes, baisers froids...
Regarde le spectacle au-delà de toi-même ; Il n'y a plus rien à aimer en toi.
Monde, vivant poème ; Air vif, monde clair ; Musique du monde ; C'est de cela qu'il faut pleurer. Grand chant du monde ; C'est cela qui féconde. Danse des univers Sur toi, au ciel de Thrace.
Saltation des rythmes dans l'espace.
Entrechoc dansant des vagues. Et Mer, Chant de la mer, horizon de la mer.
Plénitude. Air vif. Monde clair.
Ah! sont-ce d'autres pleurs, maintenant, sur ta face?