‹ Orphée; oera en quatre actes. Paroles de MolineChapitre 14 sur 20 · ORPHÉE, EURIDICE · texte numérisé non relu

ORPHÉE, EURIDICE

Oi-phée amène Euridice par la main, sans la regarder.

Viens, viens, Euridice, suis-moi, Unique et doux objet de l'amour le plus tendre.

EURIDICE

C'est toi je te voiî...

Ciel! devais-je m'attendre

Oui, tu vois ton époux ; j'ai voulu vivre encor, Et je viens t'arracher au séjour de la Mort. Touché de mon ardeur fidèle, Jupiter au jour te rappelle.

EURIDICE

Quoi f je vis, et pour toi ?

Ah 1 grands dieux, quel bonheur l

Euridice, suis-moi.....

Profitons sans retard de la faveur céleste ;

Sortons, fuyons ce lieu funeste .

Non, tu n'es plus une ombre, et le dieu des amours

Va nous réunir pour toujours I

EURIDICE

Qu'entends-je! ah ! se peut-il I heureuse destinée! Eh quoi! nous pouvons resserrer D'amour la chaîne fortunée ?

Oui : suis mes pas sans différer.

Il quitte la main d' Euridice.

EURIDICE

Mais par ta main, ma main n'est plus pressée... Quoi I tu fuis ces regards que tu chérissais tant ! Ton cœur pour Euridice est-il indifférent ? La fraîcheur de mes traits serait-elle effacée ?

ORPHÉH:, à part.

0 Dieux ! quelle contrainte !

Haut.

Euridice, suis-moi...

Fuyons de ces lieux, le temps presse, Je voudrais t'exprimer l'excès de ma tendresse...

A part.

Mais, je ne puis ! ô trop funeste loi !

EURIDICE, teudreraeril,

Un seul de tes regards!...

ORPHKE

Tu me glaces d'effroi I

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