‹ Orphée-roi. Ed. décorée de compositions originales gravées sur voisChapitre 1 sur 67 · Orphée-roi. Ed. décorée de compositions originales gravées sur vois · texte numérisé non relu

Orphée-roi. Ed. décorée de compositions originales gravées sur vois

Le présent ouvrage reproduit aussi exactement que possible la disposition du manuscrit de l'auteur. Note des Editeurs.

LIVRER ce drame, — lyrique s'il en fut — sand un amnt-prob^ue où sa ra'uon d'être s'expL'ujue, serait injustice majeure en^eré le mu/icien, ingratitude non pad moind grande pour l'ami qui, toud deux includ dand le même homme Claude Debuddy, sudciterent le drame. Bien que lui, dèdormaid glorieux, sididcretdu mantde sa de, eut défiance ou dédain de toute glode autour de lui, — le surs^i^ant étonné qui doit signer ced li^ned, bâtir le spectacle sur un nom, ne saurait diddimuler ni mnter led partd intimed de la double tâche élaborée.

// faut écrire et maintenir : double élaboration, sané prétendre à [œuvre commune. Œuvre edt accompUddement, singulier s II se réalise dand un art; complexe mald harmonieux si deux moded sont donnéd. Dand la collaboration authentique d'un mudlclen et d'un poète, on doit réclamer et subir le don de chacun. Or, ce qui se joue Ici ne comporte que led motd sourdd volontlerd, led motd seuld, Led motd sand plud du poète demeuré seuL

Voila pourtant onze annéed que, d'un accord réfléchi, le poète ayant écrit en l'honneur secret du mudlclen :

« Orphée... Orphée ne fut paô un homme, ni un être ifbant ou mort. Orphée : le déélr d'entendre et d'être entendu. Le pouifoir dans un monde sonore... »

Le mudlclen répondit :

« Orphée ?... Celui de Gluck en reprééente le coté anecdo tique et larmoyant. Le « monde sonore » eét un domaine inexploré. Ne penéez-voué paé qu'il y aurait quelque choée d^ inouï a faire entendre dand ce nouveau mythe, d^ Orphée ? »

C'edt de là que le germe grandit. De fréquented cauderled s'en sumrent, molnd bamrded que tacl-

ORPHEE-ROI m

turncé ; pénétrantes plud que dialo^uécd. Ce qui n était pas dit a^iddait. Ce qui se tut ourdiddait le silence. Nous cherchions l'incantation des syllabes. Sans confondre — fut-ce le ton d'une s^oyelle ou le temps?' une appo^^iature — deux arts aussi hautainement dis^ers, nous tentions par quelles harmonies ces deux arts coexisteraient avec goût; comment ils se coexalteraient. Les contours verbaux se sacrifiaient à l'hymne futur. Le lyrisme des mots, — mot lui-même si équivoque, — se renonçait en faveur de l'autre, lyrisme musical, lyrisme de la Lyre : — le chant.

Sous les mots se formulaient des êtres et grondait le drame inhumain. Des personnages émergeaient de limbes. Il passait des figurants. Au milieu d'eux, étranger, mortel à tous, se manifestait Orphée-Roi. Il y eut aussi, comme y obligent les tréteaux dressés sur la terre, une arabesque imaginée, la construction d'un certain monde concret, bâti de Alonta^nes, Bois et Fleuve, pesamment architecture de matières, surdécoré de Palais,

IV ORPHEE-ROI

creudé d'Antred.,. La mide en œui^re dura plud de deux annéed. — Ce fut un tempd non medurable, marqué du seul rythme Intérieur.

Un jour, dand une lumière sonore dont le poète garde l'éblouiddement, il entendit :

^ ... claire, triomphante en Cinacceééible lointain,

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