‹ Orphée-roi. Ed. décorée de compositions originales gravées sur voisChapitre 2 sur 67 · UNE VOIX CHANTANT · texte numérisé non relu

UNE VOIX CHANTANT

toute J'ente, singulière, avec de grands ébatà j^auifageé... »

et le mudicien de s'écrier : « Ce sera mon tedtament lyricjue. » Il fallut accepter le mot tedtament, qui, dand le monde non chantant y le monde sourd, retentit a la mort. On put croire la mort devancée par le grand ^edte final d' Orphée addailli, lançant la lyre au-deddud du combat. La mort dand la de, — qui nedt pad toujourd un drame, — edt surifenue ici amnt le chant. Ded JHénaded ont dépecé la voix même d'Orphée. Le drapé du langage imite moind un acteur en plein jeu que le

ORPHEE-ROI V

j'uaire collant aux membres et au madcjuc du hérod.

Si la i^oicc d'Orphée edt perdue, il en demeure la pré-audition (on node pad dire son écho) dand le monde ded hommed, Orphée led fuyait en led tuant. Il cdt aidé de recueillir led ^rommellementd quild pouddaient a son paddage, et de suii^re aidant le chant le petit et faible cantique d'Eurydke amnt l'extade,.. sa fierté d'amr été suii^ie, sa joie naï^e, sa jaloude puérilité de i^ierge toute donnée à un homme, — dit-elle ! Comme led trandportd de la Pretredde-Jflénade, pleine d'un rut quelle edtinu liturgique, — cette femme en amour de chair dont led accentd, exadpérabled par la mudique, ne réclament pad abdolument la mudique pour se rythmer. Et auddi le perdonna^e ambigu du Vieillard- Citharede, demi-chantre, demi-chanteur, centaure mudical doué du savoir d'être attentif, d'écouter, maid non pad du pouvoir d'entendre. Ce pou^oir-la edt réden^é à l'Eurydice ivraie, et pour peu de tempd : un moment : celui de mourir éi^anouie.

Donc, ce qui sera Lu datid ce ll^re neét pad le texte Orphique d'un roi que Debu^dy aurait Intrônldé. L'autre texte, qui edt à lui, demeure enterré dand une tombe, la sienne. JUau ceci, « en noir et blanc » sur du papier blanc, n offre que la recendlon renonçant, dans un drame de musique essentielle, à tout ce qui serait musique coupable des mots. J'étouffe l'orchestre verbal a\^ec ses mille timbres, je le brûle en holocauste de bols sec à la mémoire du grand musicien mort, et mon Ami

C'est pourquoi, lli^rant ce drame. Je ne puis i^ralment le dédier qu'à son hommage,

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