‹ Orphée-roi. Ed. décorée de compositions originales gravées sur voisChapitre 15 sur 67 · ACTE PREMIER a · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER a

LE GUERRIER

Ah ah ah ! Il dévoue sa fille au plaisir de l'époux au bon gosier ! '^o^.^tt.;

LE PRÊTRE

Que la fille nous le ramène ! L'Oracle ne s'est pas trompé sur lui.

LE GUERRIER

Quelle incertitude ! Il chante, et il ne parle pas ! Il entend, et il feint d'être sourd. On le salue comme Roi et il s'évade.

Il ne vit pas comme un bon compagnon.

Je n'ai vraiment jamais vu aucun pareil à cet homme !

LE PRÊTRE C'est bien lui.

Le Rideau se referme.

La courte d^ Eurydice prolonge, à trai^erd mont<f, la poursuite...

On entend...

On entend froldder ded fourréj, franchir des ronced^ y égarer, — se reprendre, — s'élancer, atteindre enfin

(scène II) {Le Rideau soiwre)

un repaire profondément reculé.

seul, tapi connue un faui^e derrière de*) feuillages, halète.

Hors des hommes ! Hors du bruit des hommes! Encor fuir... Fuir... Fuir... J'appelais... J'écoute... J'ai chanté... J'écoute... Ne répondent que les rochers et les bêtes !

Je croyais mon gîte invisible, inaccessible, hors des hommes... Et ils paraissent, crachant leurs mots.

Fuir encore? Fuir... Fuir... — Je suis las! J'ai soif d'un cri au cœur d'un autre ! —

Page 1