‹ Orphée-roi. Ed. décorée de compositions originales gravées sur voisChapitre 34 sur 67 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

— Voilà qui doit te consoler, toi, petite fille des ravins, toute nue, toute ignorante, —

Il t'a choisie, il t'a suivie, il t'accueille parfois en sa couche.

Il te comble d'une grâce inespérée; — mieux que dans l'histoire que tu chantes, de Sémélé-la-Bienheureuse que daigna réjouir le Grand Dieu...

EURYDICE Et qui mourut...

LE VIEILLARD Oui, oui, tu te souviens.

Et... si... je mourais aussi?

LE VIEILLARD

A quoi penses-tu? — Tu dis cela d'une voix toute changée !

EURYDICE

nent incliner sa tête pre^ ded genoux du Vieillard.

Tu me consoles. Tu me révèles.

Tu me donnes un grand désir... et peur aussi.

LE VIEILLARD

N'aie pas peur. Apaise-toi. On ne meurt plus d'amour parmi les gens que nous sommes. On ne meurt plus d'amour ni de divinité.

Cela serait beau, désirable... Oui, cela serait harmonieux.

Oh! n'aie pas peur : on ne peut plus mourir ainsi.

Touif deux demeurent Longuement pen/ip, étouffant un effroi prophétique.

Rideau.

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