ACTE TROISIEME yS
EURYDICE
Tu es si loin. Tu es si étranger... Tu n'es pas un dieu même, descendu, ou ressuscité ?
Mais s'il est vrai que tu fais vivre et danser la montagne.
Si tu daignes enfin être Roi,
Secoue ces piliers et ces voûtes et tout le Palais consterné de ton silence 1
Qu'il retentisse ! Qu'il t' obéis se ! Qu'il s'écroule et qu'il m'écrase si tu peux en retrouver ta joie !
Un arrêt. Un tempe d'exal" ta t ion sudpenduc, Puid
reddaUlddant comme de trcd loin La Voix y a\^ec un espoir:
Qui t'a enseignée? Qui t'a révélée?
Conmient sais-tu que je ne suis pas dieu ?
'j^ ORPHEE-ROI
EURYDICE J'ai parlé sans te déplaire ?
Tu m'entends. Exauce-moi : ne t'abaisse plus jusqu'à moi. Reprends ta puissance et ton sceptre.
Ressaisis ton arme contre moi. . . Ta foudre contre moi... JVlême brûlante et cinglante et douloureuse,
Ressaisis ta Lyre... Où est-elle ? S'estelle enfuie aussi ?
(héditant et predijue haletant) :
Voici... que tu es là...
EURYDICE
Daigne comprendre la raison des mots que je dis : je ne veux plus te détourner d'elle...
Je suis sa servante, je suis prête.
Qu'elle éclate en pluie d'or ou de sang! Je suis sa victime.
jMaître, prends ta Lyre dans tes bras.