ACTE QUATRIEME g
LE VIEILLARD Je parlais autrefois ainsi...
LE PRÊTRE Elle est morte par maléfice.
LE GUERRIER C'est un sorcier redoutable.
LE PRÊTRE
C'est un sacrilège : il n'est pas fou comme
il convient.
LE VIEILLARD
Ne l'insultez pas. Vous n'en êtes pas dignes !
LE GUERRIER
Tu le défends : tu es un bon serviteur. Il a tué ta fille. Tu te lamentes.
Et lui ?
LE PRÊTRE
Il n'a pas pleuré comme il faut sur cette mort.
LA MÉNADE
Il ignore les chants funèbres pour ceux qu'on aime : Ecoute...
On entend un bruissement aUegre de La LYRE.
LE VIEILLARD
Vous! Oh! vous, n'entendrez jamais. — Il ne sait pas que ma fille est morte. Il l'appelle ! Il la désire. Il veut descendre ici-bas pour la réclamer à la terre.
♦ LA MENADE
Il vient ! Il vient ! Sa voix sonnera sans pareille sous la terre !
LE VIEILLARD Qu'il triomphe de toute la terre !
LE PRÊTRE Il n'osera pas.
Le Prêtre fait un geste respectueux et peureux qui désigne^