ACTE QUATRIEME io
LA FORME
Ah ! jamais plus ! N'y songe plus ! Tu es ici-bas où Ton meurt.
Ah ! le beau chant d'oiseau fou ! Il s'étrangle... Tu es ici-bas. Tu es hom^me.
Je suis heureuse.
ORPHÉE Je suis maître. Viens !
LA FORME
Tu n'es plus maître que d'un seul hymne, Funèbre : et pour l'épouse, et pour l'époux. Je suis heureuse.
Tu prononces des mots sans harmonie...
Le son de tes lèvres est vide...
Il y a quelque maléfice humain. Ces vapeurs, ces boufFées d'un souffle empesté !
Cet antre sourd... O! par où fuir, fuir, fuir?
jo4 ORPHEE-ROI
LA FORME
Personne que moi ne saurait te montrer la route.
Personne, et non pas un dieu, n'est sorti lui-même de ceci.
Mais je suis heureuse.
ORPHÉE Je t'ai donné la ferveur de ma voix.
LA FORME
Je t'ai conduit au Palais de mes noces : Voici la couche et voici la maison.
Tu as passé le seuil ! L'épousée se dévoile.
(La forme se démolie,)
Orphée ! Tu dois enfin regarder et me voir.
Vois donc ! Je suis la Prêtresse-Ménade ! Et vierge comme TAutre, et sacrée !
ORPHÉE Laisse-moi !