ACTE CINQUIÈME
ORPHÉE Ne trouble pas Técho de la Montagne !
LE VIEILLARD
Pardonne-moi... Il faut que tu m'écoutes : Pour fuir encore... au delà !
ORPHÉE Ne trouble pas Téclio de la Montagne !
LE VIEILLARD
Ce n'est plus ce que tu pouvais craindre. Ce ne sont plus les hommes : ils s'occupent, loin d'ici, à d'autres jeux :
Ils se tuent l'un l'autre, pour toi.
ORPHÉE Laisse-les battre.
LE VIEILLARD Ou ils te prétendent imposteur. Ou, que
tu es bien mort, mais, comme un dieu, ressuscité.
ORPHÉE Laisse-les dire.
LE VIEILLARD
Ils recueillent des lambeaux de ta tunique. Ils répètent tes mots chantés.
Ils miment les douleurs de ton agonie... Et ils pleurent.
Laisse les hommes !
LE VIEILLARD
Ce ne sont plus les hommes qui menacent ! Mais ce qui vient ! Celles qui accourent sur mes pas...
Nulle femme ne me joindra plus jamais LE VIEILLARD
Aucune femme... Oui, je le sais, moi, le père...