‹ Orphée-roi. Ed. décorée de compositions originales gravées sur voisChapitre 7 sur 67 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

ont la couleur de rairain doré. Sa poitrine est large. Il doit mener bien les troupeaux : il mènera bien les hommes.

Toi, conduis-nous. Nous devons saisir et saluer cet homme.

LE VIEILLARD Oh ! l'approcher ! Lui parler ! Je vous dis qu'il va s'enfuir.

L'UN Non pas, quand il saura ce que nous portons.

LE VIEILLARD Quoi ? et qui êtes-vous ?

L'UN Vois donc.

L'un et L'autre se dépouillent de leurj manteaux de peaux de bêted.

LE VIEILLARD

Tu es paré comme un Prêtre avant l'hommage!

lo ORPHEE-ROI

Et toi, armé comme un Guerrier de cortège triomphal...

Que voulez-vous faire de [Lui?

LE GUERRIER Conduis-nous.

LE VIEILLARD

Je n'ose pas. Je ne veux pas. S'il se taisait! S'il disparaissait !

Vous ignorez s'il est mortel ou non ?

Ecoutez-le : écoutez encore : jamais fils de la sourde Terre et du Ciel muet, jamais être conçu d'un être...

S'il se taisait! Oh ! soyez pitoyables à ma vieillesse qu'il réjouit : je ne peux plus vivre ailleurs que dans l'air vivant de sa voix.

LE GUERRIER

Tu ne peux pas nous résister : conduisnous !

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