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LE SIONISME

-Karaïtes russes, ils n’ont jamais été molestés ; mais aucun juif russe ne pouvait se convertir au karaïsme.

85. Le rêve nationaliste du retour d’Israël en Palestine, exalté, sous le nom de Sionisme, par le Hongrois Herzl (1860-1904), parut prendre corps lorsque l’Angleterre admit, par la déclaration du ministre Balfour (novembre 1917), que la Palestine devînt le « foyer national » des Israélites. Mais, sous le mandat anglais, les juifs se sont heurtés à l'opposition des Arabes et des chrétiens : ils ont dû renoncer à la constitution d'un État. Plus modestes dans leur but, l'Alliance israélite (Ad. Crémieux, 1860) et la Jewish Colonisation Association (Maurice de Hirsch, 1891) ont favorisé la création d’écoles en Orient et la colonisation agricole en Amérique. L'émigration des juifs persécutés vers les États-Unis, depuis 1881 surtout, a fait de New-York, avec ses 1 700 000 juifs, la Métropole du judaïsme universel.

86. Les juifs ne font pas de prosélytisme, mais on en fait beaucoup parmi eux. Ceux qui se convertissent au Christian isme sont, ou bien desmendiants astucieux, qui acceptent le baptême plusieurs fois plutôt qu’une, ou bien des jeunes gens pauvres, mais laborieux, que des lois restrictives ou la malveillance empêchent de fréquenter les écoles et de gagner leur pain ; ou enfin des riches qui, ne croyant à rien, achètent par le baptême le droit de se faire mal recevoir dans les salons. Leurs enfants sont généralement antisémites.

HÉBREUX, ISRAÉLITES ET JUIFS

BIBLIOGRAPHIE

Les sources d’information les plus abondantes sont les encyclopédies et dictionnaires bibliques de Smith, Cheyne, Hastings, Vipouroux, V Encyclopédie de théologie protestante de Hauck (3e éd., allem.) et la Jewish Encyclopetiia (angl.). L’ouvrage de S. Mi nk, La Palestine, quoique vieux (1645), reste admirable et indispensable. Il y a un Dict. de la Bible illustré, en un seul vol., publié par Piercy en 1908 (anglais). — On pi ut se tenir au courant avec la Revue biblique et la Revue des Études juives.

E. Meyer, Die Israeliten und ihre Nachbarstcmme, 1906 ; R. Kit- ■tel, Gesch. des Volkcs Israël, 1912 ; Piepenbring, Hist. du peuple d’Israël, 1898 ; E. Renan, Hist. du peuple d’Israël, 3 vol., 1887- 1894; Wellhausen, Proie gomena sur Gescluchte Israèls, 5e éd., 1904 (cf. Renan, Joum. des Sav, 1886, p. 201) ; Robertson Smith, The relig. of the Semiles, 3e éd., 1904 A, Loisy, La religion ■d’Israël, 1908; K. Budde, Altisraelit. Religion, 3e éd., 1912; E. Sel lin, Einleitung in das al te Testament, 2® éd., 1914 ; C. Steuernagel, même titre, 1912 ; Frazer, Folklore in the O. T., 3 vol., 1918.

6. — E. Reuss, La Bible, 17 vcsh, 1877-1881 (trad. avec introd. et commentaires ; Divers, La Bible du cinquantenaire, 1911 et suiv.; E. Kautzsch, Die heiligen Sckiiften des A. T., 3e éd., 1908 ; Die Apokryphen und Pseudeptgraphen des A. T., 2 vol., 1900 (trad. Allemandes de textes qu’on ne trouve pas traduits ailleurs) ; Kowack, Hand-Gommentar zum alten Testament, 1901 et suiv. — Pour l’usage courant, une Bible protestante à 1 franc peut suffire ; se méfier de la Bible de Lemaistre de Sacy.

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