L’ANTICHRIST
Rome; des millions d’Anglais l’ont reconnu en Napoléon. Nous avons déjà vu que, pour l’Apocalypse, lu bête, est Néron. Le bruit courut, après la mort de ce scélérat, qu’il avait'fui chez les Partîtes, d’où il reviendrait. Il y a peut-être une allusion à cela dans T Apocalypse même et dans la ire Épître de Jean (4, 3) : « Tout esprit qui ne confesse pas Jésus venu en chair n’est pas de Dieu; il est de T Antichrist, dont vous avez ouï dire qu’il viendra et qui, dès à présent, est dans le inonde. » Ici, l’Antichrist est déjà assimilé à l’hérésie. Dans les oracles sibyllins fabriqués par les juifs ■d’Alexandrie, le nom de T Antichrist ne se trouve pas ; mais l’Empire romain, objet d’une haine farouche, en tient lieu. La littérature populaire juive donne à cet ennemi de Dieu le nom de Romulus et fait de lui un géant affreux, né d’une vierge de pierre. Les chrétiens réservèrent généralement le nom d’Antichrist aux hérétiques et aux schismatiques; mais, au iv® siècle encore, l’opinion était répandue que la venue de l’Antichrist serait le réveil et le retour de Néron.
BIBLIOGRAPHIE
Le répertoire le plus sûr est la Real-Encyclop. fiir protestanhsrhe Théologie de Hauck (3® éd., 24 vol.), à laquelle on peut loindre les dictionnaires cités dans la bibliographie du chap. Vil. Il y a des dictionnaires de biographie chrétienne (jusqu’à Charlemagne) par Smith, d’archéologie chrétienne par Martigny, Smith et Dom Cabrol (en cours de publication), un dictionnaire de théologie catholique par Vacant (en cours de publication), etc. Parmi les périodiques, je signale YExposüor, la Revue biblique et la Theologische Ltlcraiurzeiluitg (bibl.ographique).
Renan, Origines du christianisme, 8 vol., 1863-1883 (avec bon
LES ORIGINES CHRÉTIENNES
index) ; Duchesne, Histoire ancienne de l'Église, t. I et II, 1906- 1908; Guignebert, Manuel d'hist. anc. du christianisme, 1906 r Wendland, Die hellcnistich-rômische Kultur in ihrcn Deziehungen zu Judenlum und Christentum, 190 7 ; Schweitzer, Geschichtc der Leben-Jesu-Porschung, 1913.
2. — Loisy, Hist. du canon du N. T., 1891 ; Th. Zahn, Gesch. des N. T. Kanons, 2e éd., 1904 ; J, Leipoldt, même titre, 2 vol., 1907-
4. — Texte dui Fragment um Muraiorianum (et de la plupart des autres documents de la primitive Église), dans Rauschen, Florilegium palrislicum, faso. III, 1905.
10. — M. Nicolas, Études critiques sur la Bible, t. II, 1864 (vieux, mais excellent).
12. — E. Preuschen, Antilegomena, 2e éd., 1905 (fragments d’Évangiles perdus et citations des Pères, avec trad. allemande).
13. — Ad. JUIicher, Einleitung m das N. T., 6e éd., 1906 (trad. angl.).; E. Renan, Les Évangiles, 1877 ; Loisy, Les Évangiles ■ synoptiques, 2 vol., 1907 ; H. Lietzmann, Handb. zum Neuen Test., 4 vol., 1912-1913; WeUhausen, Einleitung in die 3 erstenEv., 1905; Holtzmann, Handcommenlar zum N. T., 3e éd., 1901 et suiv. ; Nicolardot, Les procédés de rédaction des trois premiers Évangégélistes, 1908 ; A. Réville, Jésus, 2e éd., 1906 ; A. Loisy, Jésus, 1910 ; P. Wemle, Quellen des Lcben Jesu, 1906 ; Schmiedel, art. Gospels, dans Cheyne ; Goguel, Les Évang. synoptiques, 1923.
16. — Preusschen, op. cil. (12), en grec et en allemand; Losv, Év. synopt., t I (en français).
17. — L. Venard, Les Év. synoptiques (in Rev. du clergé, 15 juillet 1908, p. 1,7g).
17, 4°. — A. Harnack, Lukas der Arzt, 1906 ; Burkitt, The Gospel history, 1906 (rapports entre Luc et Josèphe; cf. Loisy, Rev. crit., r907, I, p. 243) ; P. C. Sense (pseudonyme de Lyons), Originof the third Gospel, rgoi (restitution du Luc de Marcion).
1 7, 6°. — Loisy, Le quatrième Évangile, rgo3 (1923) ; Wellhausen, Das 4'e Ev., Z908 ; ouvrages deB. Bacon (1910), C. Clemen (1912), M. W. Bauer (1912) sur le même sujet.
20. — Saintyves Les Vierges mères et les naissances miraculeuses^ r9o8.
22. — A. Causse, L’Évolution du messianisme dans le chrisha nisms, 1908.