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Plectoptera Poeyi, Sauss

Cette espèce a été décrite page 94 soas le nom de lilatta Poeyi * .

L'élytre oiïre des veines Gnes mais distinctes par transparence. Le champ marginal est très-large; la veine scapulaire esl droite; la veine humérale sinuée; elle émet 7-8 veines costales ; la veine discoidale esl simple, presque parallèle b la veine humérale ; la veine anale est assez courte. L'aile est toute semblable ii celle de la PL fonelana.^—^ Cuba.

Genre DIPLOPTERA, Sauss.

DiPLOPTERA*, Sauss. Revue de Zoologie, XVI, 325.

Corps aplati.

Tête un peu saillante, à vertex assez épais. Ocelles nuls.

Prothorax peu voûté, lisse, taillé en demi-cercle, à bord antérieur très-arqué, à bord postérieur tronqué en ligne droite; les angles postt'*rieurs très-prononcés.

Élylres cornés, assez allongés; le bord interne presque droit, l'externe fortement arqué à l'extrémité pour venir à la rencontre du bord interne.

AUes membraneuses jusqu'au bout, fortement maillées et réticuleuses; la portion réfléchie aussi longue que la portion basilaire; les veines longitudinales franchissant la charnière et se continuant dans toute la longueur de cette portion ; la marge antérieure offrant une bande cornée qui s'étend jusqu'à l'extrémité de l'organe. La zone rayonnée petite.

Pattes grêles; épines tibiales grêles; premier article des tarses assez long.

Abdomen large, convexe en dessous; plaques anales cornées, se correspondant exactement; filets anaux courts.

' Voyes ci-dessus la note de la page 173.

• liic/cO;, double, — wTîpov, aile (Ailes doublées).

Type australien * ayant le faciès des Silpha.

Les élytres sont cornés comme chez des Coléoptères. Par transparence on n'y distingue pas de nervures, mais à la surface supérieure elles sont indiquées par des lignes saillantes, lesquelles sont marquées en ponctué à la face inférieure : Taire scapulaire est fortement cornée, arquée, elle se prolonge étroitement tout le long de la marge ; la veine humérale forme une ligne simple, émettant quelques branches costales espacées; on distingue aussi quelques secteurs discoîdaux.

Ailes de la Diploptera Silpha.

Ces organes ont été décrits page 167 , et suivant les analogies que nous avons cherché à établir, leur nomenclature peut être fixée comme suit:

( a) portion basilaire I i^'^^P antérieur fondu avec la première moitié du

i^ Zone antérieure / ^v ^^i^^ réfléchie 1 ~ ' triangle intercalé dont il ne reste pas trace (de-

( \ I vient tout entière champ antérieur),

a) portion basilaire | |P'^*® antérieure du champ anal fondue avec la se-

f Zone renversée / ^v p^j^j^p réfléchie 1 ~ i ^"^® moitté du triangle intercalé (devient tout

( I f entière champ renverse).

3^ Zone rayonnée | = partie postérieure du champ anal = champ rayonné.

Les caractères génériques et spécifiques de l'aile des Diploptera sont les suivants :

Les ailes sont hyalines et transparentes jusqu'au bout. La vénulation (pi. Il, fig. 28) en est tout exceptionnelle, et à première vue elle rappelle plutôt celles des Nevroptères que celles des Blattes.

Charnières. Le mécanisme de la duplicature si compliquée de cet organe exige une charpente particulière pour lui conserver, malgré sa grandeur^ sa force de résistance et fournir des supports à ses plis.

Pli transversal. A la rencontre de ce pli (tf) les veines longitudinales sont interrompues, leurs tronçons sont reliés entre eux par des lignes cornées transversales analogues à celles déjà décrites chez les Plectop-

* Je décris ici ce genre pour la même raison que le genre Prosopleda, parce qu il m* était indispenlable pour la comparaison, afin de bien établir le groupe des Prosoplectiens.

fera. Sur le bord basilaire de la charnière, ces veines transversales ne sont que des arcs-boutants qui se sont formés, comme on Fa vu plus haut^ par la déviation de Texlrémilé des veines longitudinales; elles sont interrompues au point d'entrecroisement du pli longitudinal. Sur le bord réfléchi de la charnière, elles sont formées par des vénules transversales épaissies, ou par des bifurcations de veines longitudinales. La rencontre des nervures détermine sur ce pli, la formation de nœuds cornés solides qui sont pour ainsi dire les dents de la charnière.

Pli longitudinal. Dans la portion basilaire, il est placé entre deux veines (/) très-rapprochées, qui bordent son axe membraneux. Dans la seconde moitié de l'aile, le pli occupe le milieu d'un espace entièrement membraneux (/').

Vénulation. Champ anlèrieur. La côte est occupée par une bande cornée dans laquelle on distingue : 1^ A la base, Taire scapulaire ou basilaire (b\ étroite et bordée par la veine scapulaire antérieure. 2^ La veine scapulaire postérieure (s) qui présente au delà de la charnière les vestiges de quelques veines coslales sinueuses. 5^ 1^ veine humérale(h) bordant la bande cornée et qui fournil vers Textrémité (A') les dernières branchules costales. Cette veine est ici exceptionnellement faible, mais la présence des vénules costales permet d'établir avec certitude la détermination des veines scapulaire postérieure et humérale, telle que nous la fixons ici. La bande cornée de la côte s'étend dans la portion basilaire jusqu'à la veine humérale; dans la portion réfléchie, seulement jusqu'à la veine scapulaire postérieure. Entre cette dernière el la veine humérale, on voit dans la moitié réfléchie une petite bande réticulée {h'). A^ La veine discdidale (d) est très-forte ; elle se bifurque à la charnière et devient double dans la portion réfléchie {d\d"). La branche postérieure émet aussi dès sa base un petit secteur qui se perd dans la réticulation. Dans la portion basilaire la veine discoidale n'émet pas de secteurs, mais l'aire discoidale est partagée par une seconde veine discdidale One^ et réticulée en 4:arrés, comme chez la Blatta bivittata (comp. page 102). 5^ La veine anale antérieure^ très-fine aussi^ borde le pli longitudinal (/).

Champ renversé. La vénulation de celte zone est presque calquée symétriquement sur celle de la moitié postérieure de la zone antérieure * ; elle ufire aussi une veine anale bordant le pli longitudinal (/), et une grosse veine axillaire (S\ qui est ici l'homologue de la veine discoïdale ; les extrémités de ces veines sont infléchies en arrière pour border la charnière, mais elles se continuent néanmoins au delà, à travers la portion réfléchie de Faile (3' S"), et se perdent dans la réticulation. Enfin la veine incomplète j peut presque être envisagée comme l'homologue de la veine vitrée; elle remplit ici les fonctions de la veine anale par rapport au champ rayonné.

Toute la partie principale de l'aile est fortement réticulée, sauf sur le pli longitudinal ; vers le bord postérieur les mailles ne sont plus soutenues par des veines longitudinales, et elles deviennent irrégulières.

Le champ rayonné n'offre rien de particulier, si ce n'est que son lobe interne se replie en dessous suivant le système décrit plus haut (comp. page 157, fig. 8, et page 155, fig. IV

Quoique le genre Diploptera n'appartienne pas à l'Amérique, j'ai cru devoir en décrire ici le type pour la même raison que celui du genre Prosoplecla.

La seule espèce à nous connue qui rentre dans ce genre est la : Diploptera Silpha, Sauss.

D, silpha, Sauss. Revue de Zoolog. XVI, 1864, 325, Al V Australie.

* Comparez page 167, 2®.

' Jusqu'ici nous n*a?ons pu donner que des citations incomplètes des espèces décrites en 1864 dan la Revue et Magasin de Zoologie, parce que la publication des diagnoses de ces espèces a été retardée au point que les pages qui précèdent étaient imprimées avant que ces diagnoses eussent paru. A ] d'ici nos citations sont complètes.

DE l'amëeiqub moyenne. 181

LÉGION DES HORMËTIGIENS

Genre HORMETIGA, Burm.

Hormeticà, Borm. — Brachycola, Serrille.

Formes épaisses el trapues.

Antennes moins longues que le corps.

Prothorax de forme parabolique; son bord antérieur aussi avancé que la tête, très-arqué, parfois retroussé, fortement bordé; le postérieur tronqué dans toute sa largeur; la surface élevée el bosselée, en général creusée au milieu; l'extrémité postérieure beaucoup plus élevée que Tantérieure; le disque n'offrant pas de capuchon.

Pattes trapues, cuisses comprimées*; tibias forts, à épines fortes; tarses à peu près aussi longs que les tibias ou plus courts.

Abdomen convexe; filets anaux très-courts; plaque sous-génitale simple , un peu sinuée de chaque côté chez les mâles et armée de styles très-petits.

Élytres coriaces, luisants, convexes, à veines peu apparentes; tout au plus de la longueur du corps, en général rudimentaires, parfois nuls. Ailes souvent plus courtes que les élytres.

Lorsque les organes du vol sont développés, Télytre, quoique coriace, est tout entier composé d'un tissu réticuleux serré, à mailles petites et arrondies, à veines épaisses; les ailes ont le champ postérieur presque aussi long, et notablement plus grand que Tantérieur ; le bord postérieur du champ antérieur est arqué et la veine anale, en suivant ce bord, décrit une courbe concave en avant. La marge est simplement membraneuse, sans aucun stigma, ni veines costales bien apparentes.

Ce genre se distingue par sa tête entièrement cachée el par son protho-

* Seloo Burmeiiter, les cuisses feraient parfois années de 1 à 4 petites épines avant feitréniité.

rax parabolique, gros, inégal ou tuberculeux et néanmoins dépourvu de capuchon céphdique; à bord postérieur très-élevé et tronqué; à bord antérieur placé beaucoup plus bas, en sorte que la surface est très-inclinée. Ce prothorax rappelle la forme du céphalothorax des trilobites; lorsqu'il est creusé^ comme chez la Br. tuherculata^ il ressemble un peu à la tête d'un brochet, et les deux tubercules figurent comme les saillies des yeux. Les Hormetica ont un faciès à part, à cause de la forme parabolique et de l'épaisseur de leur prothorax^ cependant ils se rapprochent de certaines Zetobora (Phortiœca) par la forme inclinée et bossuée du prothorax; mais ils se distinguent de ces types par l'absence de capuchon et par le bord du prothorax qui dépasse à peine la tête.

t. Prothorax ayant son disque fortement excavé, offrant de chaque côté un tubercule.

A. Antennes simples. (En général des élytres.)

a) Élytres nuls ou sensiblement plus courts que Tabdomen. Ici rentrent les H. diabolos, Sss.

— SCROBIGULATA, Burm. (robusta, Serv )— monticollis, Burm.— bilobata, Sss.(1.1.) h) Élytres atteignant l'extrémité de l'abdomen. (Prothorax aussi long que large.)

H. TUBERGULATA, Daim. (6~noiata, Thumb.)

B. Antennes à articles fortement séparés, un peu dilatées au milieu et garnies d'une brosse de poils touffus et roides. (Organes du vol nuls.)

H. CoauERELiANA, Sauss. Mélanges Orthoptér. l, n« 34^ fig. U. (Madagascar.) •• Proihorax bombé; sa surface médiane assez unie, peu ou pas excavée, (Ailes souvent nulles ou rudimentaires.)

H. LiBYiGATA, Burm. {ksvicoUis, Senr.) — Trilobita, Sauss. — ventraus, Burm. *- Chilensis, Sauss.

t^ IMvisleii. Disque du proihorax excavé au milieu et arme de deux tubercules. — Hormetica.

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