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Prosoplecta coccinella, Sauss

Revue de Zoologie, XVI, 1864, 3«5, 46.

L*aile esl très-convexe, transparente et fortement irisée ; les nervures et les régions demi-coriacées de cet organe, telles que la marge et la portion réfléchie, sont brunâtres. Ce type a absolument le faciès d'une Coccinella.

Genre PLEGT OPTERA', Sauss.

Corps ovoïde, bombé, très-lisse et luisant au repos.

Prothorax elliptique, ayant son bord antérieur tronqué ou même subexcisé.

Élytres très-convexes, luisants et cornés, ne dépassant guère Tabdomen ; le champ anal court et triangulaire.

* ^rXtxrtiv, plier; — irr^pcv, aile (Ailes pliécs). — Nous avoDS ci-dessus fait rentrer ce type dans le genre Blatta (voyex p. 94, section 2»*, n® 34), faute de le bien conuattre, vu la rareté de ces insectes. De nouveaux matériaux nous ont récemment permis de Tétudier plus à fond et d'en recoonattre les véritables affinités.

Ailes très-longues; leur portion réfléchie aussi longue que la portion basilaire, se repliant en dessus suivant un pli transversal; toute cette portion, coriacée et opaque, partagée par un axe corné qui borde le pli longitudinal. La portion basilaire veineuse, peu réticulée, ayant ses veines longitudinales tronquées à la charnière, et réunies en ce point par des tronçons transversaux; les veines costales occupant la marge de la portion basilaire.

Pattes grêles; le premier article des tarses, allongé.

Insectes ayant le faciès de petits Hydrocanthares ou de Chrysomélines.

Dans ce genre, les élytres sont très-luisants et cornés, mais on distingue cependant par transparence quelques veines fines.

Ailes des Plectoptera.

Ces organes ont été décrits page 166. La nomenclature basée sur leurs analogies avec le type normal est la suivante :

1" Zone antérieure I ^^ V^^^^ basilaire = champ antérieur à extrémité tronquée.

. /^ ( b) portion réfléchie = extrémité du champ antérieur foudu avec la pre-

f miére moitié du triangle intercalé.

Ia) portion basilaire = portion antérieure du champ anal tronqué, (champ renversé) •.

b) portion réfléchie = extrémité du champ anal fondue avec la seconde moitié du triangle intercalé.

3^ Zone rayonnée | = partie postérieure du champ anal, ou champ rayonné.

Nous choisirons Taile de la Plectoptera porcelana pour compléter ici la description de ses caractères génériques.

Champ antérieur (a). Le bord antérieur est fortement dilaté, et forme au delà du milieu un sinus saillant. Cette dilatation renferme les veines costales; elle est remplie de points opaques et représente le stigma qui, dans le type normal, est placé un peu au delà du milieu du bord de l'aile. Or, comme ici Textrémité du stigma est tronquée, on peut con-

* Cette portion peut à peine encore porter le nom de champ renversé, car elle n'est déjà plus T équivalent du champ renversé des ProtopUcia (page 165) ; elle est déjà très-réduite par l'augmentation de la portion réfléchie.

dure que c'est le dernier tiers du champ antérieur qui est coupé par la charnière et qui a passé dans la portion réfléchie. La veine scapulaire (s) offre deux branches simples; la postérieure (5') devient une veine costale.

Aile gauche de la PlectopUra porceiano, renversée.

I^a veine humérale (h) est forte ; elle émet trois ou quatre nervures costales (r) qui traversent le stigma. La bande vitrée antérieure (v) est coupée par six ou sept vénules transversales; la bande postérieure n'en offre pas. La veine vitrée qui les sépare est fine et transparente, peu prononcée. La veine discoîdale (d) est simple et forte ; la veine anale antérieure^ forte aussi, mais elle se perd vers la base. Toutes ces veines sont mises en connexion les unes avec les autres par des tronçons transversaux qui en joignent les extrémités.

Champ renversé (b). La veine anale postérieure est forte, droite et juxtaposée à son homologue; elle se continue au delà de la charnière jusqu'au bout de l'aile en partageant la portion réfléchie en deux parties ^alesV C'est entre les deux veines anales que se forme le pli longitudinal. La première veine axillaire est forte aussi ; elle émet deux branches, et son extrémité s'infléchit en arrière pour border la charnière, tandis que, d'autre part, elle se joint à l'extrémité de la veine anale par un tronçon transversal. Ce champ est un peu réticulé.

Portion réfléchie (a', 6'). Celle-ci est coriacée; elle est partagée en

* Sur la Ggure la nervure qui partage la portion rcfl^hie n*a pas été très-bien représentée. Elle doit continuer la veine anale postérieure, au lieu de naître entre les deux veines anales. — Ce»t aussi par erreur que la veine anale antérieure a été continuée aubsi forte jusqu'à la hase de Taile.

deux parties égales par la veine anale qui borde le pli longitudinal, mais qui appartient encore à la moitié postérieure, laquelle pivote sur le bord antérieur de cette nervure. Les deux moitiés de la portion réfléchie sont parfaitement symétriques. Elles n'ofl^rent pas trace de nervures.

Champ rayonné (r). Les veines en sont simples; les bandes intervénulaires sont coupées chacune par une vénule transversale fine. Au repos ce champ se plisse en éventail, mais le lobe interne, pour ne pas dépasser le bord anal du champ antérieur, se replie encore en dessous en se brisant suivant un pli qui coupe obliquement les dernières veines axillaires (fig. iycc).

82. Plectoptera porcelana, Sauss. (figure ci-contre, p. 175).

Fan>ula^ ovata, convexa et nitida; vertice lato, fusco; proûoto latissimo^ brevi, transversim fornicato^ fusco^ lobis lateralïbus pelltu>idis ; elytris corneis^ nitidiSj piceis, tenuissime puncMatis^ venis et sulco anali nullis^ sed humeris fere tt^erculatis ; pedibus fusciSy tibiarum spinis, tibiis apicem versus tarsisque^ palliais.

Anaplecta porcelana, Sauss. Revue de Zoolog. XIV, 1862, 164.

Très^petite, ovalaire, bombée, lisse et luisante, ayant le faciès d'un petit Hjdrocantbare. Les élylres au repos formant un tout ovoïde un peu atténué en arrière et bombé comme chez ces coléoptères. Tête très-large au vertex, dépassant légèrement le prothorax. Celui-ci court et large, elliptique et transversal, voûté; ses lobes latéraux rabattus, fortement bordés. Sa surface polie et luisante. Élytres bombés, cornés, polis comme de la porcelaine, dénués de nervures ; le sillon anal nul, mais souvent indiqué par une sorte de dépression ; au-dessous du tubercule humerai, un sillon enfoncé qui sépare Taire scapulaire de la marge ; cette aire un peu relevée. (Les ailes sont décrites dans la description du genre.) Plaque sous-génitale subtriangulaire, un peu carénée à l'extrémité. Styles longs.

Vertex et proihorax bruns; les lobes latéraux de celui-ci, incolores. Élytres d'un brun testacé pâle, très-finement et densément pointillés de testacé, ressemblant ii de l'émail. Veines des ailes testacées. Pattes brunes; extrémité des tibias et tarses plus pâles, avec les articulations brunes. Antennes couleur de poix.

Longueur. 0,0042.

Habite : L'Ile de Cuba.

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