‹ OsseChapitre 107 sur 132 · Arch. Dép. B.-P., B · texte numérisé non relu

Arch. Dép. B.-P., B

prenanl au sérieux ses devoirs, se trouva en lace de grandes difficultés. Quelle était, en effet, la situation religieuse de sa paroisse? Les curés qui s'y étaient succédés depuis la Révocation avaient dû être très coulants à l'égard de leurs nouveaux paroissiens, el un évôque aussi politique que M. Ch. de Salettes n'avait pas manqué de leur conseiller de ne pas pousser à bout les parents, dans l'espoir d'avoir plus tard les entants. Mais quelles ne durent pas être la surprise et la douleur des curés, de v< nique leurs ménagements n'avaient produit aucun fruit, que les entants des N. C. baptisés à l'église, se montraient encore [dus que leurs pères indociles à l'autorité ecclésiastique. Cette révolte allait si loin et était la cause de tant de désordres, que le sieur de Guirail,qui avait été nommé en 1723, blessé dans son amourpropre, dans ses sentiments catholiques, ne voulant pas profaner les saints mystères en y laissant participer ses indignes paroissiens, alla jusqu'à leur refuser les sacrements. Grand émoi dans le pays. Le procureur général en saisit le parlement, demandant une enquête « car il lui a été dénoncé que la plupart des habi- » tants de la paroisse d'Osse en Aspe sont privés des sacrements » ne pouvant ni confesser, ni communier par le refus que leur » fait le sieur Guirail curé publiquement, au grand scandale de » la religion, de les admettre aux sacrements en leur disant » qu'il confesserait plutôt des chiens que les dits habitants ». Encore si tous les gens d'Osse avaient été animés des mêmes sentiments d'hostilité contre la religion romaine, le curé eût été dans son droit, mais plusieurs s'étaient soumis à l'église et la privation des sacrements leur était fort sensible. Ceux-ci sont ainsi désignés dans l'acte du parlement de Pau. « Même que » quelques-uns des dits habitants s'étant confessés il n'y a pas » longtemps à des prêtres que le dit curé avait appelés à l'occa- » sion des fêtes de Pâques, se présentèrent à la sainte table » pour recevoir la communion et que le dit curé la leur refusa » publiquement. » Comme alors la justice se croyait la mission de veiller aussi bien au salut des âmes qu'à la sûreté des personnes et au respect des propriétés, la cour ordonna l'enquête demandée (1728) l.

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