Év. selon St Jean, ch. XIV, v
8. — Év. selon St Mathieu, ch. XXVI, v. 28. (J. — Év. selon St Jean, ch. XII, v. 32.
péché et de la crainte de la mort 1 en accordant à tous un salut complet, gratuit, absolu. C'est le don de Dieu suivant St Paul 2, don accordé au début de la vie chrétienne : Ce n'est point la récompense d'une vie sainte, mais la faveur que Dieu fait libéralement, et en retour de laquelle nous devons nous consacrer entièrement à lui. « Soyez donc » saints dans toute votre conduite, dit St Pierre, car vous » n'avez pas été rachetés par des choses périssables, comme » l'argent ou l'or, mais par le précieux sang de l'agneau » sans défaut et sans tache 3. » Les menaces de condamnation éternelle et tout l'appareil formidable du jugement final, qui ont pris un si grand développement dans la théologie, tiennent peu de place dans la Bible, où l'on chercherait en vain le purgatoire. Elle ne mentionne ni le mot, ni la chose. Par contre elle insiste sur les promesses ineffables faites aux pécheurs repentants, et sur le pardon gratuit accordé aux plus endurcis qui se convertissent. L'amour appelle l'amour. Ceux qui se sentent aimés de Dieu ne peuvent faire autrement que de l'aimer. Et ce sentiment est une transformation de la vie. Pour eux la prière n'est plus une formule stéréotypée de mots toujours les mêmes, mais l'élan joyeux de la confiance et de l'amour. Aimer Dieu et faire sa volonté sont faciles pour ceux que Dieu aime, et à cette condition le chrétien peut redire après St Jean, que ses commandements ne sont point pénibles*'. Que ne ferait celui qui est guidé par un tel sentiment? Jésus lui propose la perfection : Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait '. Il peut comme son maître et son divin modèle se consacrer au bien, rendre des bénédictions pour des injures et prier pour ses bourreaux.