‹ Ossian, barde du troisième siècleChapitre 15 sur 89 · SUR OSSIAN. XVII · texte numérisé non relu

SUR OSSIAN. XVII

veuillez examiner de quelle manière ils se sont procuré ou ont appris ces compositions: mettez par écrit, aussi exactement qu'il vous sera possible , tout ce que ces personnes peuvent actuellement répéter ou réciter, et transmettez à la commission le récit qu'elles vous auront fait , et les compositions qu'elles vous auront répétées.

4° S'il y a dans votre voisinage quelqu'un dont M. Mac-Pherson ait reçu quelq;;e poërae, informez-vous particulièrement quels étaient ces poèmes, de quelle manière il les avait reçus, et comment il les avait écrits. Montrez à ces personnes, si vous en avez la commodité, la traduction qu'il a faite de ces poèmes , et priez-les de vous dire si elle est exacte et littérale; ou, s'il y a de la différence, en quoi cette différence consiste.

5" Veuillez vous procurer le plus d'informations que vous pourrez sur la croyance traditionnelle établie dans le pays où vous vivez, relativement à l'histoire de Fingal et de ses descendants, et à celle d'Ossian et de ses poèmes, particulièrement aux histoires et aux poèmes publiés par M. Mac-Pherson, et aux héros qui y sont célébrés. Veuillez faire part à la commission de toutes les relations et de toutes les expressions proverbiales ou traditionnelles, en langue gaélique originale, que vous vous serez procurées sur cet objet.

6° Dans toutes les recherches ci-dessus, et dans toutes celles qu'on pourra faire pour éclairer ce même sujet, la commission recommande de rédiger les questions et les réponses avec le plus d'impartialité et de précision qu'il sera possible, d'agir enfin comme si c'étaient des questions faites en justice, et des preuves résultantes d'une enquête faite avec une exactitude légale.

Les réponses directes à cette circulaire de VHighland society ont été nombreuses, et toutes rédigées à peu près dans le même sens. Les correspondants n'avaient jamais douté de l'existence des poèmes originaux; ils en avaient entendu répéter plusieurs dans leur jeunesse. Les montagnards d'Ecosse n'avaient poinL alors, dans leurs moments de repos ou d'oisiveté, d'amusement qu'ils préférassent à celui d'écouter ces traditions; mais, depuis la révolution de 1745, les choses ont changé dans ce pays. Les poèmes nationaux ne sont plus goûtés avec le même charme, et il reste peu de personnes en élat de les réciter. D'autres assurent avoir entendu, même dans les derniers temps, des poèmes où les sujets historiques et les noms des héros étaient les mêmes que dans ceux qu'avait traduits Mac-Pherson. Cette traduction semble fort bonne aux Écossais qui l'ont lue, mais ne leur paraît cependant pas avoir l'énergie de l'original, etc. Quelques-uns envoient à la commission d'anciens poèmes qu'ils possédaient en manuscrit, et qu'ils avaient autrefois recueillis de la bouche de quelques vieux montagnards, ou qu'ils avaient récemment obtenus de personnes qui se. les étaient procurés de celte manière dans leur jeunesse. Plusieurs ont trouvé dans différents endroits de leur voisinage des preuves que l'existence de Fingal et de ses héros était une ancienne tradition à laquelle on croyait généralement. Toutes les pièces justificatives ont

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