‹ Ossian, barde du troisième siècleChapitre 43 sur 89 · RYNO · texte numérisé non relu

RYNO

Les vents et la pluie ont cessé ; le milieu du jour est calme : les nuages volent dispersés dans les airs; la lumière inconstante du soleil fuit sur les vertes collines ; le torrent de la montagne roule ses eaux rougeâtres dans les rocailles du vallon.

Ton murmure me plaît, ô torrent; mais la voix que j'entends est plus douce encore 1 C'est la voix d'Alpin qui pleure les morts. Sa tête est courbée par les ans; ses yeux rouges sont baignés de larmes.

Enfant des concerts. Alpin, pourquoi te vois-je seul sur la colline silencieuse? pourquoi gémis-tu comme le vent dans la forêt , ou comme la vague sur le rivage solitaire? *

Page 1