Ib., p
4. J. Texte dans l'Histoire de la Langue et de la Littérature française
(Petit de Julleville), VI, 765.
Ossian et Jean-Jacques Rousseau 219
derniers, qu’il n’a pu connaître au moment où il écrivait ses grands ouvrages. On est d’autant plus étonné de voir le même J, Texte dire quelques pages plus haut : « C’est l’œuvre des Anglais, de Pope..., de Richardson, de Macpherson qu’il reprend et continue ‘. » Erreur ou lapsus, il y a là une grosse impossibilité qu’on s’étonne de rencontrer sous la plume d’un savant aussi distingué.
A la vérité, si Ossian, plus que Young, coïncide avec Rousseau, c’est dans une mesure qu’il faudrait se garder d'exagérer. Le paysage ossianique, tout nouveau, ne ressemble pas au rêve arcadique de Jean-Jacques ; il en est, si l’on peut dire, le contraire. L’homme de la nature est pacifique et heureux dans son ignorance ; les héros calédoniens sont primitifs aussi, mais belliqueux, et le vieux barde ne leur prête guère que des accents solennels et lugubres *, Ossian, si on le compare à Rousseau, marque à tous égards un degré de romantisme beaucoup plus accentué :.
. J. Texte, J.-J. Rousseau..…, p. 757.
. Cette remarque a déjà été faite par B. Saunders, p. 194. . Voir D. Mornet, Le Romantisme au XVIIIe siècle, p. 118.