‹ Ossian en France (volume 2)Chapitre 2 sur 512 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

I. La poésie gaëlique et le cycle ossianique. — La poésie gaélique, les traditions poétiques et les légendes épiques. Les cycles. Le cycle ossianique. Classification et contenu des principaux manuscrits. Personnages, sujets, mœurs et sentiments. La mélancolie. Le paysage. Les derniers bardes. Premiers essais de publication de textes ossianiques en Ecosse avant . Macpherson,

11. James Macpherson. — Sa jeunesse; ses débuts littéraires. Sa rencontre avec Home et les premiers morceaux de poésie erse. Le D: Blair et les Fragments de 1760. Les lettrés d'Edimbourg et les voyages dans les Hautes-Terres. Fingal et le recueil de 1761. Temora et le recueil de 1763. L'édition complète de 1765 ; l'édition définitive de 1773 ; les rééditions. Suite de la carrière de Macpherson ; ses dernières années.

UT. L’Ossian de Macpherson.— Analyse sommaire des vingt-deux poèmes qui le corstituent.

IV. Les Ossianides et l’Ossian de Smith. — Clark ; Smith ; Harold ; Mac- Callum. Analyse sommaire des quatorze poèmes qui constituent l’Ossian de Smith.

V.Caractères généraux de l’Ossian ainsi constitué. — L’action. Les sentiments. Les motifs lyriques. Le paysage. La langue et le style.

VI. L’authenticité el la controverse ossianique : le problème des originauz. — Premiers soupçons. Précautions de Macpherson. Doutes émis de divers côtés. Reprise de la discussion : Samuel Johnson. Publication des originaux, annoncée et différée ; difficultés de la tâche. Travaux des commissaires de la Highland Society de Londres. L'édition de 1807: son contenu. Le texte gaélique de 1807 comparé à l’Ossian de Macpherson.

VII, L’authenticité et la controverse ossianique: le problème des sources véritables. — L'enquête de la Highland Society d'Edimbourg. Le Rapport de 1805. Texte et appréciation de ses conclusions. Confrontation des résultats de Londres et de ceux d’Edimbourg. Laing. Suite de la controverse au xrx° siècle. L'édition d’Archibald Clerk.

VIII. Les publications de monuments authentiques et les études ossianiques au XIX° siècle. — Editions de textes : recueils divers, en Angleterre, en France, en Allemagne. Documents empruntés à la tradition orale : Ford Hill ; recueils divers; les deux Campbell. Recueils récents. Etudes d'ensemble sur la poésie ossianique et l’Ossian de Macpherson: les celtisants ; les biographes.

IX. Conclusions sur la nature probable du travail de Macpherson.—Ses débuts ; ses hésitations ; difficulté de la tâche promise ; impossibilité d’une traduction littérale. Rôle de Blair ; son influence ; ses idées préconçues. Les «originaux» et le travail qui en a tiré Fingal et les autres poèmes. Lachlan Macpherson et son rôle. Autres collaborateurs. Rôle et attitude de James Macpherson. Fabrication d’un Ossian gaélique antérieur au texte anglais ;: avantages de cette hypothèse. Attitude de Macpherson à l’égard des poésies irlandaises et après Temora. Son caractère.

X. Conclusions sur la valeur de l’Ossian de Macpherson relativement aux traditions gaëéliques.— Les noms ;les faits ; les légendes ; les mœurs ;les sentiments ; le paysage. Conclusions générales sur le rôle de l’auteur et le caractère de son recueil. Macpherson et la poésie ossianique considérés séparément. Intérêts divers qu’éveille l'étude de son Ossian.

L’Irlande et les montagnes de l’Ecosse ont été habitées de temps immémorial par des populations qui parlaient et ‘ qui ont parlé jusqu’à nos jours un idiome celtique appelé le gaélique, voisin du gallois et du breton de notre Armorique. Des hommes que distinguaient leur imagination ou leur mémoire ont, pendant des siècles, composé ou retenu des chants qui racontaient les légendes divines ou célébraient les exploits des guerriers. Ces chants, dans l'Irlande du moyen-âge, s'appelaient des scé] ‘ ; ils se répartissaient par types ou sujets. Il y avait les enlèvements, les bannissements, les fêtes, les massacres, les débordements de lacs, les voyages sur mer, etc... * Ceux qui récitaient ces poèmes avaient le nom de file ou voyants *. Ils étaient classés en catégories selon le nombre d'histoires qu’ils savaient. On les trouve aussi, plus récemment, appelés senachies (seanachaidh,ceux qui savent les histoires); ou, mais dans un rang inférieur ‘, bardes (bhairdh) *. Ces poètes ou chanteurs, quel que fût leur nom, formaient un des éléments de la classe

1. D’Arbois de Jubaïnville, Cours de Littérature celtique, I, 46.

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