Ib., 1807, VI
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« La Caverne d'Ossian » pantomime 571
dit-on, « la monotonie se fait quelquefois sentir. Îl semble que ce soit un écueil inévitable du genre ossianique. » Et le critique rappelle que Méhul « a déjà échoué dans un sujet semblable * ».
On sait combien la pantomime fut à la mode sous le premier Empire. Cette forme populaire du théâtre manquait à la gloire d’Ossian. I1 la revêtit après tant d’autres, à la fin de cette période, en 1815. Le Chef Ecossais, ou la Caverne dOssian *, offrait aux yeux de beaux et poétiques tableaux. Le spectateur se trouve d’abord devant la caverne. Un Barde parle en pantomime à son jeune élève « de la gloire de Finval et d’Ossian dont il croit voir les images dans leurs palais aériens », et 1l lui montre les nuages amoncelés. Le théâtre représente ensuite l’intérieur de la caverne. « Dans le fond, le tombeau d'Ossian au milieu des rochers. » Il y a aussi une harpe, un bouclier d’airain sur lequel on lit : Bouclier de Trenmor ; quand on le frappe, il rend un son « éclatant et lugubre » ; une grande pierre qui porte le nom de Fingal.— « Tout est monument » dirait Ballanche. — Cette caverne est machinée : en appuyant sur un ressort, on bloque l’entrée tout à coup.Inutile de raconter maintenant par quelles aventures « le fils de l’orgueilleuse Sulmalla, princesse d’Ecosse » recouvrera le trône de ses pères. Les noms et les détails ossianiques sont respectés dans cette pantomime, qui offre une contamination de l’ossianisme avec une nfluence écossaise de date plus récente, non pas celle de Walter Scott sans doute, puisque nous ne sommes qu’en 1815, nais celle de quelqu’un de ces romans d’aventures comme on en fabriquait volontiers à cette époque.
Nous ne trouvons rien après cette année-là qui nous montre )ssian ou quelqu’un des siens remontant sur les planches. es Bardes de Le Sueur n’ont plus été joués après 1817. Ainsi e clôt la période du théâtre ossianique, qui avait commencé vec l'Oscar d’Arnault en 1796 : pendant ces vingt années, ui sont exactement celles de la plus grande vogue du Barde, ous avons trouvé trois grandes pièces proprement ossiaiques, avec leurs reprises, avec leur cortège de parodies,