‹ Ossian en France (volume 2)Chapitre 285 sur 512 · Spectateur du Nord, XVIII, p. 363 (juin · texte numérisé non relu

Spectateur du Nord, XVIII, p. 363 (juin

expositions, plusieurs séries de dessins de figures ou de costumes, quantité de vignettes illustrant des traductions, tel est le bilan de l’art ossianique, dont l’apogée se place entre les années 1801 et 1817.

L'initiative vint du maître. Au moment où le Premier Consul affirmait avec le plus de netteté son goût décidé pour Ossian, il se faisait construire à la Malmaison une habitation princière, convenable à ses goûts, et dont il comptait faire son séjour d’été préféré. Il avait chargé l'architecte Fontaine de restaurer et de décorer le château. Fontaine demanda de sa part à Gérard et à Girodet de faire chacun pour le grand salon de réception ‘ un tableau tiré de la « mythologie scandinave * ». La toile de Gérard était achevée en 1801,et non en 1809 comme le dit l'éditeur de l'œuvre gravé du peintre *, et comme on l'a répété après lui ‘ : les Journaux de 1801 l'étudient et en dissertent copieusement. Il paraît que ce tableauaurait ététransporté en Angleterre pour yêtre gravé”; cela semble bizarre, 11 fut acheté probablement à la débaclé de l'Empire, par Charles-Jean, roi de Suède ; on comprend que ce monarque, suédois de fraîche date, ait voulu offrir à sa nouvelle patrie une œuvre où revivait une mythologie et des personnages point du tout scandinaves, mais qu’on s'obs: tinait encore à rapprocher d'Odin, de Freya et du Walhalla. Le tableau périt en mer. Trois répliques en furent faites par le peintre lui-même * : l’une, destinée à remplacer l’original, se trouve à Stockholm ; la seconde fit partie de la galerie du prince Eugène ; la troisième était à Potsdam, où Humboldt la trouvait « très avantageusement placée dans les grands appartements * ». Le tableau mesurait cinq pieds sur quatre. Il a été gravé par John Godefroy *. Le dessin en

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