L'OŒEuvre de Gérard, 1 vol. grand in-fo
Co .
L'Ossian de Gérard 575
est également reproduit dans une petite eau-forte de Rosotte *, qui est faible, et souvent d’une exactitude approchée. Des détails ont inspiré le burin de plusieurs artistes: la tête de Fingal a été gravée par Parizeau, par Girard, et par Forssell d’après le crayon de Reverdin ; Malvina par Parizeau et par Legrand. Les gravures.de Forssell et de Girard ont été éditées en 1813.
La désignation la plus accréditée du tableau de Gérard parait avoir été : Le barde Ossian évoquant les fantômes sur le bord du Lora. Au premier plan et au centre, Ossian, vu de trois quarts, est assis sur un rocher : à ses pieds, le torrent s’élance en tourbillonnant et en faisant des cascades. Le Barde, la tête inclinée sur sa poitrine, paraît absorbé dans une méditation passionnée. Ses cheveux blancs se hérissent au vent; sa longue barbe aux reflets argentés tombe en nappes soyeuses sur sa poitrine; il est vêtu d’une robe à franges, retenue par une ceinture aux teintes vives. De ses deux mains, qu’il élève au-dessus de.sa tête, il fait vibrer la harpe à six cordes, d’une forme très analogue à celle d’une lyre., — Des deux côtés planent autour de lui, portés: par d’épais nuages, les personnages qu'évoque son rêve douloureux. À gauche du spectateur, Malvina, à demi étendue, un carquois à la ceinture, enlace et soutient le corps d’Oscar expirant, dont les yeux se ferment, et qui laisse tomber son glaive. Derrière ces deux figures, deux vierges jouent d’une petite harpe, une troisième porte une corbeille de fleurs ; plus loin encore se tient un personnage difficile à déterminer. — À droite, Fingal, jeune et beau, est assis et contemple Ossian. Son casque est ceint d’une couronne radiale. Il tient enlacée une figure qui est peut-être Agandecca. Derrière lui, plusieurs guerriers armés de toutes pièces, debout. À sa droite, un vieillard casqué qui est sans doute Trenmor, et non le barde Ullin, comme on l'a eru. — Au fond du tableau, dans la nuit, une haute tour et les murailles erénelées. de Selma. La lune paraît entre les nuages, et monde d’une vive lumière le centre de la scène. Cet effet de lumière est pathétique et saisissant.
On peut trouver — d’après la gravure — que la pose et