The Works of Ossian... 1765, IL, p
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Introduction | 83
de déchiffrer entièrement les manuscrits qu’on lui avait confiés — à Oxford, quelques années plus tard, ilne put se tirer de deux lignes de gaélique un peu ancien qu’on mettait sous ses yeux — incapable de comprendre couramment le texte vieilli des ballades, il lui fallait s’appuyer sur des collaborateurs comme ceux-là. Il est impossible de démêler la part exacte de chacun dans le travail mystérieux d’où sortirent Fingal et Temora. Mais la plus forte part paraît être celle de Lachlan Macpherson. De très fortes raisons inclinent à croire qu'il fut l’auteur du texte gaélique du VII* chant de Temora publié en 1763. On en retrouva, en 1767, un premier état dans ses papiers. Il est de plus l’auteur d’un fragment de Fingal qui contient la mort de Gaul et de Swaran (chant [V)‘. Ce morceau fut apparté en 1799 à la commission de la Highland Snciety *. Pas une ligne ne concorde avec le passage correspondant du texte de 1807. Il est aussi l’auteur probable du chant de guerre d'Ullin (Fingal, chant IV) qu'il aurait communiqué à Andrew Gallie *, Ce dernier et Morison se seraient bornés à déchiffrer et à transcrire. Mais il faut adjoindre à ce trio des collaborateurs du dehors ; ainsi le Rév. Mac-Iver (de Lochalsh), qui fabriqua un morceau de Fingal (chant III) que publia J. Grant en 1814 *. C’est le premier en date des « originaux » ; il est certainement antérieur au Fingal anglais de 1761, car on y trouve Fionn-Ghael pour Fingal, Garb au lieu de Swaran, etc... * Il faut faire remonter également à cette première période certains fragments non authentiques, donnés pour les originaux de telle ou telle partie de l’œuvre, et distincts du texte de 1807. Ainsi W. Shaw donne en 1778 le Rêve de Malvina (début de Croma), Gillies en 1786 l’apostrophe de Fingal à Oscar (Fingal, chant III), Irvine en 1801 l’hymne au Soleil de Carric-Thura et le poème Conlath et Cuthona*. Ces morceaux n’ont pas été retraduits de Macpherson, car sans compter les autres objections