Voir Telleen, Milton dans la Litlérature française
Milton. Thomson. Gray 185
volumes de Yart (1754-1756), mais seulement comme auteur de Samson Agonistes, appelé, je ne sais pourquoi, un oratorio ; dans le Journal Anglais (1776), dans les Nuits de Clément (1770). Il est mis en parallèle avec Homère par Marmontel et par Delille ‘ en 1762 et 1763, avec le Tasse dans le Journal Angläis?. C’est « l'Anglais sublime, Qui du Pinde franchit la cime », dit assez ridiculement Dorat :. On traduit séparément en 1768 * ses lamentations sur la perte de sa vue. Il estle seul Anglais qu’imitent les beaux esprits de Rouen, par exemple, entre 17614 et 1770 °. Il est connu et cité de ceux même qui paraissent ignorer la poésie anglaise plus récente, comme Duduit de Mézières *. Son sublime sombre, le vague inhérent à ses tableaux, ont pu préparer les imaginations à goûter Ossian. Mieux encore, l’Ecossais Thomson a pu frayer le chemin au barde calédonien, non toutefois aussi nettement que Villemain l’a pensé ‘. Il figure dès 1753 dans Yart, il est cité dans le Mercure, dans le Journal Anglais ; on aime ses paysages, et l’on n’a pas trop peur du « génie inculte », des « beautés irrégulières, sauvages même » de ce « Saint-Lambert de la Tamise », comme dira sous l’Empire un faiseur de géorgiques #,
Gray, dont l’Elégie écrite dans un cimetière de campagne restait le modèle de la rêverie mélancolique, Goldsmith, dont le Village abandonné, le Voyageur surtout, faisaient aimer le large paysage où l’œil et l’âme peuvent errer, se rencontrent ici et là au moment qui nous occupe, mais ne sont rien à côté de Young et de son satellite Hervey.On est plusieurs fois revenu sur l’influence de Young en France*, Retenons seulement ici que la traduction des Nuits est exactement contemporaine des premières traductions d’Ossian.