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Introduction 15
Macpherson a maladroïitement fondus avec ceux du cycle ossianique, sont plus anciens quant à l'inspiration première, et les mœurs qu’ils dépeignent sont encore barbares, Cuchullin coupe la tête à quatre chefs ennemis vaincus, et renvoie leurs corps à leur armée sur leur propres chars ‘. La vie matérielle y est représentée avec détail : on y voit les parures des chefs, leurs trésors, leurs fêtes, leurs salles de fes. tin*. Au contraire, le monde dans lequel nous transportent les récits du cycle ossianique est nettement un monde idéal. Les détails matériels y sont volontiers négligés ‘. À cet égard, si l’Ossian de Macpherson surprend quand on le compare à l'Odyssée ou au Roland, les poèmes du cycle ossianique authentique ne surprennent pas moins si on les compare à ceux des autres cycles. Le poète se place dans une atmosphère idéale d’âge d’or. Finn est beaucoup plus moderne que Conchobar et Cuchullin # ; entouré de ses fils et. de ses principaux guerriers, Ossian et Caoilte au premier plan, puis Oscar, fils d’Ossian,Gaul, Diarmaid (Dermid), etc…., il présente l’idéal que se faisaient d’un chef le narrateur et son auditoire. Il est brave, loyal, incapable de feinte et de tromperie ; il est de plus hospitalier, magnanime, généreux, doux aux faibles, doux aux femmes ‘, clément envers l’offenseur ; c’est un Juge équitable quoique ferme, « un nobleman et un gentleman dans la vieille et pure acception de ces mots ° ». Ces qualités, qu’il partage avec ses principaux chefs, lui sont communes avec un Charlemagne ou un Arthur. Mais un autre attribut le distingue d’eux : Finn est à la fois guerrier et barde. Caoilte, faisant l'éloge funèbre de son roi, l'appelle « poète et chef à la fois, brave en actions, le premier dans les chants" ». Comme lui, les autres chefs,ses compagnons, savent chanter leurs propres exploits ou ceux de leurs ancêtres. Fergus, fils de Finn, « poète en titre de l’ancienne légende des Finnians * » ; Caoilte