il/ercKre, octobre
6. Du Buat, Histoire ancientie des peuples de l'Europe, 1112, I, 35.
La celtomanie 195
qui fait venir les Celtes de la Sarmatie ; Terrasson ' qui les fait envahir l'Allemagne. Ce mouvement avait commencé avec le théologien Bullet ^ et devait, par l'intermédiaire de La Tour d^Auvergne notamment, rejoindre le renouveau d'études celtiques qui jeta sous l'Empire un éclat éphémère et quelque peu artificiel. On imprime à Paris une Histoire iT Irlande ^ qui va dans le même sens.
La littérature légère et le théâtre subissent la contagion. Le Mercure donne coup sur coup Cléomiret Dalia, nouvelle gauloise \ Cécile ou r Amour gaulois % une nouvelle mérovingienne, et Les Lamies, conte gaulois^ ; un peu plus tard, Erippe, conte gaulois \ On joue aux Italiens Le Gui du Chè?ie,ou la Fête des Druides* ; aux Français, les Druides % tragédie; Eponine *", pièce gauloise. La satire s'alTuble parfois d'un déguisement celtique : ainsi les Etrennes d'un vieux Gaulois, de La Place ^',ou la Sihylle gauloise, de La Dixmerie ". Le roman se fait celtique pour raconter plus ingénieusement '\ Ajoutons les échos qui arrivaient de l'étranger : c'est Arrninius, ou la Germanie délivrée, de Schônaich'*, ou la Boadicca de Glover, qui se passe « dans le camp des Bretons », et dont le Journal Etranger donnait une longue analyse dès 1754 '\ Nous négligeons à dessein les premiers essais du genre troubadour'", qui datent environ de 1768 : « un nouveau genre » dit le Mercure à cette date.