‹ Ossian en FranceChapitre 134 sur 232 · Journal Encyclopédique, juin · texte numérisé non relu

Journal Encyclopédique, juin

à l'ouvrage environ trois pages ' : mais, selon son habitude, il se borne à des réflexions tout à fait générales, suivies d'une longue citation. L'auteur de l'article ne rappelle pas les traductions précédentes d'Ossian ;tout au plus y fait-il allusion en disant : « Les morceaux qui suivent nous donnent une idée plus particulière des anciennes poésies... » 11 reconnaît après tant d'autres dans cette poésie les « défauts » et les « beautés » de la poésie orientale ; il y voit surtout la poésie naturelle :« Elle peint les objets avec les couleurs simples, naïves et quelquefois sublimes que donne la nature, mais privée des avantages que donnent les lumières. » Le morceau cité est L Amour et l'Amitié.

L'article de V Année Littéraire est court (quatre pages pour Ossian sur les neuf dont il se compose), mais plus élogieux que celui an Mercure ^ Après avoir résumé ce que Ton sait d'Ossian, il cite trois morceaux empruntés à la Nuit d'octobre, aux Malheurs d'Armin et à Minona. A propos du second, il rappelle « ce genre d'enthousiasme lugubre qui animait le célèbre Young ». Il apprécie avec beaucoup d'enthousiasme le genre particulier d'Ossian : « Vous y trouverez des traits d'imagination forte, d'enthousiasme noble, de ce style tout à la fois simple et sublime qui élève l'âme et que n'a point corrompu l'épidémie du bel esprit. » Il remarque que Minona « présente un début noble et sublime dans le genre de l'Ode ». C'est l'invocation à l'étoile du soir. A travers les palissades des genres classiques, Fréron semble discerner le véritable caractère d'Ossian, et comment ce faux poète épique fournira surtout des thèmes et des tableaux aux lyriques de l'âge suivant.

La Gazette des Deux-Ponts, qui consacre deux colonnes aux Conles, expédie les Poésies Erses en quelques lignes '. Ce journal suppose bien connu l'Ossian du Journal Etran- (jer. « La nouvelle version est plus complète. » Surtout « ces vers prouvent que le génie est indépendant des siècles... et que dans son état brut il a droit à notre estime ». Ecrites sur le sol germanique, à l'heure même et près

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