‹ Ossian en FranceChapitre 15 sur 232 · Windisch, p · texte numérisé non relu

Windisch, p

ouvrag-e ne produisit aucun effet. Un homme très distingué, mais qui mourut à trente ans avant d'avoir accompli l'œuvre qu'il préparait ', Jérôme Stone (de Dunkeld), faisait l'éloge de la poésie gaélique dans le Scols Magazine du 15 novembre 1755. Il estimait que « la sublimité du langage, l'énergie de l'expression, la hardiesse des métaphores, égalent ce qu'il y a de meilleur dans les productions des peuples les plus cultivés = ». Jugement remarquable parce qu'il est antérieur à toute influence de Macpherson. Dans le même recueil, il publiait, en janvier 175G, la traduction d'un poème non ossianique, la Mori de Fraoch, et, en mai de la même année, celle d'un poème ossianique qu'il intitulait Albin et Metj. Vers le même temps, le ministre Pope (de Caithness) commençait à transcrire des chants attribués à Ossian. Il donna dix morceaux, mais son travail resta inachevé. On le voit, les huit années qui précédèrent le premier recueil de Macpherson semblaient acheminer ces études nouvelles vers nn pas décisif. Il est probable d'ailleurs que par Adam Ferguson, qui connaissait certainement les travaux qui viennent d'être signalés, et par Home, le jeune Macpherson était, quand il se mit à son Ossian, influencé indirectement par le même courant de curiosité et de sympathie qui les avait produits. Mais enfin ces efforts étaient bien clairsemés, et n'avaient éveillé aucune attention en dehors de quelques localités de l'extrême Nord écossais.

Tel était l'état des connaissances au sujet d'Ossian, lorsque ce nom, tout à coup glorieux, parcourut l'Angleterre et l'Europe.

James Macpherson •' appartenait au clan des Macpherson dans le district de Badenoch, comté d'Inverness (en gaélique

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