‹ Ossian en FranceChapitre 183 sur 232 · Cité par Reynold, Le Doyen Bridel, p · texte numérisé non relu

Cité par Reynold, Le Doyen Bridel, p

A. Poésies Helvétiennes, p. 204 : Course dans les Alpes, 20 juillet 1780. 5. he Conservaleur Suisse, 1813, 1, 211 : Extraits de quelques lettres écrites du pays Grison en ITT'J.

Le doyen Bridel 377

ruines : « L'âme remplie d'un chant d'Ossian que j'avais lu peu d'heures auparavant... je crus entendre les anciens guerriers..., voir leurs ombres errer autour de moi '. » Vingt ans plus tard, il cite « les lacs, les rochers, et les perspectives romantiques » de TEcosse, « si ressemblante à notre Suisse à tant d'égards ' » ; et cette analogie qu'il se plaît à constater explique qu'il revive Ossian parmi les cimes et au bord des lacs de sa patrie.

Ses sujets de prédilection sont empruntés ou imités de ses auteurs favoris. Une élégie Le Cimetière et une autre Le Mélancolique ; un poème des Tombeaux ^ ; des Sentiments du Soir et des Rêveries d'Aîitomne * ; voilà ce qu'il écrit. Ses maîtres sont Virgile, Thomson, Haller et Gessner ^ Mais il y faut joindre Ossian, plus primitif, et modèle plutôt que maître. C'est du Barde de Fingal que doit s'inspirer le poète patriote, qui rappellera à ses concitoyens les exploits des héros qui le firent libre ou le maintinrent indépendant. Les héros légendaires de la Calédonie sont dépassés par un Winckelried :

Jamais sur sa harpe sublime De Fingal le fils magnanime Ne chanta de pareils travaux...

Mais la Suisse puise dans la gloire de son passé de légitimes raisons d'avoir foi en l'avenir, tandis que le désespoi d'Ossian ne s'éclaire d'aucune lueur :

Et ce barde mélancolique Appuyé contre un chêne antique Pleurait Oscar et son trépas ^

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