‹ Ossian en FranceChapitre 27 sur 232 · Stern, p · texte numérisé non relu

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Introduction 67

rUlster et le Gonnaught méridional, Simpson recueillait et traduisait en prose des poèmes irlandais inédits qu'il publiait en 1857 ' : seize poèmes, dont douze relatifs à Finn et à Ossian. Joyce publiait en 1859 ses Anciens Poèmes celtiques ' ; c'est là que parut pour la première fois YOssian au pays de la jeunesse de Michel Comyn, composé un siècle auparavant. Le plus précieux des manuscrits écossais, le Livre du Doyen de Lismore, était édité en 18G1 * et faisait connaître 28 morceaux ossianiques. Plus complet encore, du point de vue qui nous occupe, était le Livre des Fians publié par Campbell (d'Islay) '\ L'auteur, dont nous aurons à reparler tout à l'heure, avait réuni sous ce titre les éléments ossianiques du Livre du Doyen de Lismore, deux manuscrits du xvni" siècle, et un grand nombre de collections particulières. Les textes gaéliques étaient accompagnés de sommaires en anglais, dus à Kennedy, qui permettaient au lecteur non spécialiste de se faire une idée du sujet et de l'intérêt des poèmes.

Ce grand mouvement de publication de textes, qui se place entre 1850 et 1870, se généralise bientôt dans l'Europe savante. En France, la Revue Celtique donne à partir de 1870 ' bon nombre de poèmes ossianiques déchiffrés et publiés par le même Campbell (d'Islay) et par les plus éminents celtisants de l'Europe, Kuno Meyer, Whitley Stokes, L. C, Stern,etc...Ces poèmes sont tirés en partie des plus anciens manuscrits gaéliques que l'on connaisse, le Livre de la Vache brune, le Livre de Lei/ister, etc.. On y trouve partout Finn, Ossian, Oscar, parmi les batailles, les enchantements, les enlèvements de bestiaux, etc. D'Arbois de Jubainville insérait dans son Cours de Littérature celtique quelques traduc-

1. Poems of Oisin, Bard of Erin, etc.. by J. H. Simpson. Londres,

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