LIVRE QUATRIËM
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lenteui il nage mu le lac, et que la brise souille de coté sut ^«'ii aile frémissante. Tu as vu le soleil -•• retirer, ronge <'i lenl derrière son nuage; la nuit s'épaissir autour delà montagne, tandis que par intervalles, 1rs vents rugissaient dans les vallées profond) >. Enfin . la pluie bal avec fort :e : la foudre roule en éclats. L'éclair jaillit sur les rochers : les esprits montent sur des rayons de feu. L'impétuosité du torrent des montagnes descend en rugissant du sommet <lcs collines. Tel était le bruit du combat, ô vierge aux bras de neige! Mais pourquoi, fille de Toscar, pourquoi cette larme? C'est aux filles de Eochlin à pleun r . car les guerriers de leur pati \< succombé! Sanglantes étaient les armes bleues de la race de nies béros! Mais je suis triste, aveuj délaissé; je ne suis plus le compagnon des béros! Donne-moi , ô jeune et douce vierge, donne-moi tes larmes: < ai j ai vu les tombes de tous mes ami-!
< le fut alors qu'avec douleur, Fingal vit un béros tomber sous sa main. Le guerrier en cheveux blancs roulait dans la poussière, et vers le roi levait ses yeux mourants, « Et c'est par moi que tu meurs, ami d'Agandecca, s écrie le fils de Conihal! J ai vu tes larmes pour la vierge de mon amour, dans les salles du sanguinaire Starno! Tu rus l'ennemi des ennemis de mon amour, et tu meurs de ma main î Elève Ullin. élève la tombe de Ma thon, et dis son nom dans les chants d'Agandecca. Tu fus chère à mon
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i7o FINGAL.
âme, ô triste hal)itante de la solitaire Ardvcn ! » Cuthullin, de la caverne de Gronda, entendit la bruit du combat. Il appela Carril des temps passés et Connal, le chef des épées. Ces héros en cheveux blancs entendent sa voix et saisissent leurs lances aiguës. Ils s'avancent et voient les flots de la bataille, comme les vagues pressées de l'Océan, quand les vents orageux soufflent de l'abîme et roulent les lames à travers les vallées sablonneuses. Cuthullin s'enflamme à cette vue : les ténèbres s'amassent sur son front. Sa main est sur l'épée de ses pères, et ses yeux enflammés roulent sur l'ennemi. Trois fois il veut s'élancer au combat, trois fois il est retenu par Connal. « Chef de l'ile des brouillards, lui dit-il, Fingal renverse l'ennemi. Ne cherche point une part dans la gloire du roi; il est à lui seul puissant comme la tempête! »
« Hé bien, Carril , répondit le chef, va féliciter le roi de Morven. Quand Lochlin aura passé, comme un torrent après la pluie ; quand le bruit du combat aura cessé, que ta douce voix chante à ses oreilles les louanges du roi de Selma ! Donne-lui l'épée de Caithbat; car Cuthullin n'est pas digne de porter les armes de ses pères! Venez, 6 fantômes du solitaire Cromla! âmes des chefs qui ne sont plus, venez et entourez les pas de Cuthullin ! Parlez-lui dans la caverne, refuge de sa douleur! Jamais plus je ne serai renommé parmi les puissants de ma terre. Je suis un rayon qui a brillé; un brouillard qui s'est évanoui, quand les brises du matin sont venues éclaircir les flancs brumeux de la colline. Connal, ne me parle plus d'armes ! Ma gloire s'en est allée Mes soupirs seront sur les vents du Cromla, jusqu'à ce qu'on cesse de voir la trace de mes pas. Et toi, Bragéla aux seins blancs, gémit sur la chute de ma gloire : vaincu, jamais je ne retournerai vers toi - ô doux ravon de mon âme »
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