LIVRE CINQUIEME
Argument*
Cuthallîn . t CSonnnl restent sur la rollina. Flngal el Swaratj combattent: description de leur rencontre. Swai ni ( >i vaincn, tin -I i.i h n: < t Iimc prisonniei .1 la (garde d'Ossian et de Ganl,
RU il. Moi ni. I iii;;.il , Kl plus jeUCes Bis . el I pousuivenl li niicim. Episode d'Orla cnef de Lochlin , mot tellement blessé dana le combat. Fingal, louché1 de la mort cTOrla , ordonne de cesser la poursuite, rt rappelant
se* entants, il apprend que Ryno, !<• plus jeune d'entre eux a
< t. tué. Il pleure sa mort, écoute l'histoire de Lamderg el da Galchossa el revient à l'endroit où il avait laissé Swarao. Cari il, qui avait «t»': envoyé par Cuthullto pour féliciter Fingal sur sa victoire, sur ces entrefaites , va trouver Ossian. L'entretien des denx poètes termine l'action du quatrième jour.
Sur les Maries (lu Cromla, Connal parlait à Cuthullin, le chef au noble char. Pourquoi cette tristesse, lils «le Semo? -Nos amis sont puissants dans les combats; toi, guerrier, tu es renommé, et nembreunt les morts de ton glaive ! Souvent Bragélaest allée à ta rencontre, la joie brillant clans ses yeux bleus; souvent elle est allée à la rencontre de son héros revenant au milieu de ses braves, lorsque le carnage avait rougi son épée et que ses ennemis étaient muets sur les champs de la tombe. La voix de tes bardes était douce à son oreille, lorsque tes hauts faits grandissaient dans leurs chants.
Mais, vois le roi de Morvenlll s'avance comme une colonne de feu. Sa force est semblable à celle du torrent de Lubar, ou à celle des vents du Cromla, quand les épaisses forêts de la nuit sont arrachées
f 72 FJNGAL.
«le leurs rochers. Heureux est ton peuple, ô Eingal ! ton bras terminera leurs guerres. Tu es le premier
dans les daogers; le plus sage dans les jours de la paix. Tu parles et tes mille guerriers obéissent : des armées tremblent au bruit de tes armes. Heureux es! ton peuple, ô Fingal , 6 puissant roi deSelma! Mais quel est celui tjui s'avance sombre et terrible, comme le tonnerre dans sa course ? Quel autre que le fils de Starno ! 11 marche àla rencontre de Fingal. Contemple le combat des chefs! C'est la tempête sur l'Océan , quand deux esprits se rencontrent et luttent à qui roulera les vagues. Le chasseur entend sur sa colline le bruit de leur combat et voit les hautes vagues s'avancer vers les rivages de f Ardven. Ainsi parlait Connal quand les deux héros en vinrent aux mains. C'est alors que s'élève le bruit des armes! Chaque coup retentit comme les cent marteaux de la fournaise! Terrible est le combat des rois; terrible le regard de leurs veux! Ils fendent en deux leurs boucliers brunis et l'acier de leurs casques vole brisé en éclats. Ils jettent leurs armes et chacun d'eux s'élance et saisit son héros. Leurs bras nerveux s'enlacent. Ils se balancent d'un côté sur l'autre; ils tendent , ils raidissent leurs larges membres; et, déployant tout l'orgueil de leurs forces, de leurs talons ils ébranlent la colline. Les rochers croulent de leurs cimes et les buissons aux têtes verdoyantes tombent déracinés. Enfin succombe la force de Swaran et le roi des forêts est enchaîné. Ainsi j'ai vu sur le Cona, Cona que je ne vois plus, ainsi j'ai vu deux sombres collines déplacées de leurs bases par la force dejeurs torrents grossis. Elles chancellent dans leur chute : leurs chênes majestueux se rencontrent dans l'air ; enfin elles s'écroulent ensemble avec tous leurs arbres et leurs rochers : les torrents sont détournés par leurs masses; et leurs ruines rougeâtrcs sont aperçues de loin.