DAR-TH1 LA
dissantes. Silencieux, il écoutait leui voi» ei |m\.iii sur sa lance !
i,e matin se leva avec tous d'Erin paraissent et, comme des rochers grisâtres avec ions leurs arbres, ils s'étendent le long «le la côte. Cairbar se tenait au milieu. Il sourit d'un . h farouche quand il vil l'ennemi. Nathos s'élança sa force; Dar-thula ne put rester derrière : leva lance brillante elle vole avec le héros. — « Mais qui
sont ces guerriers couverts de leurs a rin mes et dans
l'orgueil de la jeunesse ? Ce sont les fils d'Usnoth,
Allhos et Ardan à la noire chevelure, n
a Viens, dit Nathos, viens, chef de la liante Temora ! Combattons su 1 la cote pour la vierge aux
srins blancs. Les guerriers de Nathos ne sont. point avec lui ; ils sont au del 1 de ces vagues roulantes. Pourquoi conduis-tu tes milliers contre le chef d'Etha ? Tu as fui devant lui, dans le combat, alors que ses amis environnaient sa lance. » — « Jeune homme au cceur d'orgueil, lé roi d'Erin, doitil, combattre contre toi? » Tes pères n'étaient point du nombre des illustres, ni des rois des hommes. Voit-on dans leurs demeures les armes des ennemis ou les boucliers des temps anciens ? Cairbar est célèbre dans Témora. 11 ne doit pas combatre contre de faibles hommes! »
Une larme jaillit des yeux de Nathos. Il tourne ses regards vers ses frères : leurs lances volent en même temps et trois héros sont couchés sur la terre. Leurs épées aussitôt étincellent dans l'air. Les rangs d'Erin reculent devant eux, comme une chaîne de noirs nuagesdevant un tourbillon de vent. Cairbar alors commande ses guerriers et ils bandent mille arcs. Mille flèches volent: les fils d'Usnoth tombent dans leur sang. Ils tombent comme trois jeunes chênes qui seuls s'élevaient sur la colline. Le
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voyageur voit ces arbres cl) armants et s'étonne qu'ils croissent si solitaires; le vent du désert vient pendant la nuit et couche sur la terre leurs tètes verdoyantes. Il revient le lendemain; mais ils sont flétris et la bruyère est nue !
Dar-thula, dans sa douleur, se tenait silencieuse et contemplait leur chute. Pas une larme dans ses veux, mais son regard est sauvagement triste. Sa joue est pâle, de ses lèvres tremblantes tombent des mots brise's et à demi formés et sa noire chevelure flotte sur le vent.
Le farouche Cairbar arrive, « Où est maintenant ton amant, où est le chef d'Etha? As-tu vu les salles d'Usnoth, ou les sombres collines de Fingal?La bataille aurait rugi dans Mcrven si les vents n'avaient pas rencontré Dar-thula. Fingal lui-même eût succombé et la tristesse eût habité dans Selma ! Le bouclier de Dar-thula tombe de son bras. Son sein de neige se découvre. Il se découvre, mais il esttachéde sang : à son flanc une flèche était fixée! Comme un flocon de neige elle tombe sur Nathos. Sa chevelure couvre le visage de son héros et leur sang se mêle autour d'eux !
« Tu n'es plus, ô fille de Colla, dirent les cent bardes de Cairbar. Le silence est sur les bleus torrents de Selama : la race de Truthil est éteinte. Quand te lèveras-tu dans ta beauté, ô la première des jeunes filles d'Erin? Ton sommeil est long dans la tombe : le matin est bien éloigné. Le soleil ne viendra plus à ton lit pour te dire : "Eveille-toi, Darthula, éveille-toi, ô la première des femmes ! le vent du printemps est dehors ; les fleurs balancent leurs têtes sur les vertes collines et les forêts bercent leurs feuilles épanouissantes. Retire-toi, ô soleil, la fille de Colla est endormie! Elle ne sortira plus dans sa beauté elle ne s'avancera plus dans la grâce de ses pas! »
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Tel t"' !<■ < li;ni! <li ■- bardes <|u tnd ils élevèrent le tombeau <l<' Dar-thula. J'ai chanté aussi sur ^.i tombe quand leroide Morvenvini dans la verte Erin |k»ih combattre ( lairbar.