‹ Ossian, uvres complètesChapitre 77 sur 102 · LIVRE <>( \ii:ii ;M · texte numérisé non relu

LIVRE <>( \ii:ii ;M

Callnnor ne se tournèrent point .im< indifférent

>ur l.i vin ;;<■ .lil\ longs < llCVCUX.

Le troisième jour se levait, quand Fithil vint d< torrents d'Erin, Il rapporta que I'' bouclier de la guerre était levé dans Selma e( que Le dangei mm ii.K .m Cairbar. Catbroov « J < • | > I • » \ . i les voiles k Clubaj mais les vents étaient dans d'autres contrées. Il i esta trois jours sur la «oie -, ses yeux bc (ouj naieni vers !<• palais de Conmor ; il se rappelait la fille des étrangers et soupirail. Mais au moment où les vents réveillaienl les vagues, un jeune guerrier descendit tout armé «le la colline pour lever L'épée, ave< ( iatbmor, dans le champ <!«• ses batailles. — 'C'était Sul-uialla aux blàncbes mains. Elle se tenait cachée

sous son casque. Ses pas suivaient les pas du roi : ses

yeux bleus se tournaient avec joie sur lui quand il

reposait aux bonis de ses torrents écuinants. iMais Callnnor pensait que, sur I. union, elle poursuivait encore les chevreuils; il pensait que, belle sur un rocher, elle étendait sa blanche main aux vents pour sentir s'ils venaient d'Erin, la verte demeure de son amant. 11 lui avait promis de revenir avec ses vaisseaux aux blanches voiles; mais la jeune fdle, ô Catlnnor, est près de toi, appuyée sur son rocher ! Les chefs se tenaient, majestueux, autour de Cathmor; tous, excepté r'oldath, au sombre sourcil. Il s'appuie contre un arbre éloigné, son âme hautaine repliée sur elle-même. Le vent siffle dans ses cheveux touffus; de temps à. autre il bourdonne un chant ; enfin il frappe l'arbre de colère et s'élance «levant le roi. Calme et majestueux à la clarté du chêne, se tenait le jeune Hidalla ; sa chevelure, autour de ses joues rougissantes, tombent en boucles d Ondoyante lumière. Douce était sa voix à Clonra (i), dans la vallée de ses pères; douce était sa

(i)Clonra, vallée qui serpente.

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voix quand il touchait la harpe dans son palais, aux bords de ses torrents.

« Roi d'Erin, dit Hidalla, voici le temps des fêtes ; ordonne que la voix des bardes s'élève fit dissipe là nuit. L'âme, après les chants, retourne plus terrible au combat. Les ténèbres se posent sur Erin : de colline en colline pendent les voiles des nuages, et l'on voit dans Péloignement, terribles sur la bruyère, errer les pâles fantômes; les fantômes de ceux qui sont tombés dans le combat, et qui se penchent vers nous pour demander leur chant. Ordonne, ô Cathmor, que les harpes retentissent pour réjouir les morts sur leurs nuages errants! »

»Que les morts soient tous oubliés, s'écria le brûlant courroux de Foldath ! N'ai-je pas été vaincu dans la bataille? Et j'écouterais les chants! Ma course cependant a été meurtrière dans le combat. Le sang, comme un torrent, environnait mes pas; mais les faibles étaient à ma suite et l'ennemi s'est soustrait à mon glaive ! Hidalla, va toucher la harpe dans la vallée de Clonra; que l'écho de Dura réponde à ta voix, que quelque jeune fille contemple, de la forêt, ta blonde et longue chevelure! Mais fuis de la plaine retentissante du Lubar : c'est le champ des héros ! »

« Roi dErin, dit Malthos, c'est à toi de nous conduire au combat. A nos yeux, tu es une flamme, sur les cbamps ténébreux de la guerre. Comme une tempête tu as passé sur les armées et tu les as couchées dans le sang ; mais qui, au retour des combats, t'a jamais entendu parler de tes exploits? Les farouches se plaisent dans la mort ; leur mémoire se repose sur les blessures de leurs lances. L'image de la guerre se mêle à toutes leurs pensées, et ils se vantent sans cessé. Ta course, chef de Moma, ressemblait à celle d'un torrent débordé. Les morts étaient amoncelés sous tes pas; mais d'autres ont

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