LIVRE SIXIEME
roieOssian au secours de Fillau et luwméme se retire d<
h- rocher de Cormul pour éviiei le spectacle du combat de
mo fila el deCalhmor. Datian l'avance. Deacription «I. la
deacente de Cathi ':'il rallie ^<»n armée, recommence le
combat et attaque Fillan avant qu'Oasian ait pu arrii rapproche d'Oaaian le combat cesse entre les deu*. h ( Istian et Cathmor se préparent •■ combattre, mais la nuit survient et les slpare. Oaaian revient à l'endroit où Pillan et Cathmor ont combattu, il trouve Fillau mortell ment blessrf et appuyé contre un rocher. Leur entretien. Fill an meurt. Oaaian porte son corps dans une caverne voisine. L'année Calédonienne retourne vers Fingal. Il interroge ses gueriers mi l< sort de son fils et, comprenant qu'il <->t mort, il se retire en silence au rocher de Connut. Apri g la retraite <!«■ farinée de Fingal, les Fir>bolgs s'avancent. Cathmor rencontre Bran, l'un des chiens deFingal, couché aur le bouclier de Fillan, a l'entrée <!<■ la caverne où se trouve le corps <lc ce héros. Ses réflexions à ce sujet. Il revient tout mélancolique à sou armée. Malthos tâche de dissipei sa tristesse en lui citant l'exemple de son père Borbarduthul. Cathmor se retire pour se reposer. Le chant de Sul-malla termine ce livre qui s'arrête vers le milieu <l< la troisième nuit depuis l'ouverture du poème.
'< Cathmor se lève sur sa colline ! Fingal prendrat-il l'épée de Luno ? Mais que deviendrait ta gloire, ù fils de la blanche Clatho? De Fingal ne détourne point tes yeux, belle fille d'Inistore! Je n'éteindrai pas ton jeune astre; il brille dans mon âme! Lèvetoi, Mora que couvrent les forêts, lève-toi entre la bataille et moi! Fingal ne doit point contempler le combat, de peur de voir tomber son guerrier aux cheveux bruns ! A tes chants, ô Carril, joins les sons de ta harpe tremblante. Ici, sont les voix des rochers; là, les chutes brillantes des eaux. Père d'Oscar, lève ta lance et défends le jeune dans les armes. Mais cache tes pas à Fillan : il ne faut pas qu'il sache que j'ai douté de son glaive. Nul nuage, ô mon fils, ne s'élèvera de moi pour ternir ton âme de feu ! »
Fin gai disparait derrière son rocher aux chant»
3oo TÉMORA.
mélodieux de Carril. Rayonnant dans mon âme qui grandit je prends la lance de Témora. Je vois sur Moi-lena les bonds sauvages de la bataille; la lutte delà mort dans les rangs étincelants, rompus et brisés de toutes parts. Fillan est un rayon de flamme et d'aile en aile s'étend sa course dévastatrice. Les rangs de la guerre se fondent devant lui et se dissipent comme la fumée dans la plaine^!
Mais Catbmor s'avance dans l'armure des rois ! Une aile d'aigle flotte sombrement sur son casque de feu. Il marebe insoucieux et calme, comme s'il allait à la chasse dans Erin. De temps en temps il élève sa voix terrible. Ses guerriers confus se rallient autour de lui ; comme un torrent , leurs âmes re viennent et ils s'étonnent des pas de leur terreur. Cathmor se lève devant eux, comme le rayon du matin sur la bruyère bantée par'les esprits : le voyageur se retourne et regarde en baissant les yeux la plaine des fantômes. Soudain, du rocher de Moilena, Sul-malla descend à pas tremblants. Un chêne .fait tomber de sa main la lance qu'elle tenait inclinée ; car ses yeux alors, du milieu de ses boucles flottantes, étaient tournés vers le roi! Ce n'est point une lutte innocente que tu vois devant toi ! Ce n'est point la joute légère des arcs, à laquelle se livrait, sous les yeux de Conmor, la jeunesse d'Inis-huna!
Comme le rocher de Runo qui arrête à leur passage les rapides nuées et semble , dans les ténèbres amoncelées , grandir sur l'humide bruyère ; ainsi le chef cVAtha paraît plus grand au milieu des guerriers qui se pressent autour de lui. Les paroles de Cathmor font avancer ses guerriers de toutes parts , comme les souffles de plusieurs vents chassent devant eux les vagues bleues de la mer. Fillan, sur sa colline, n'est point silencieux ; il mêle ses paroles au bruit de son bouclier. Il semblait un aigle aux ailes bruyantes, appelant les vents à son rocher