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Le loir descend surMoi-h na.Les torrent! rouir ni obscurs lui la plaine. La voii de Fingal retentit. La flamme des chênes s'élève. Autour de lui -nu peuple
semble avec allégresse) mais cette allegi est mélee d'ombres. IU regardaient l<- roi et voyaient < 1 1 1 « - sa | « > i « • n'était pas complète. Mais, du chemin «lu désert, arrive harmonieuse la voii <lr la musique. D'abord elle ressemblait au bruit d'un torrent sur rochers lointains. Elle glissait lentement le long de la colline, comme lea ailes froissées de la brise quand elle effleure, dans la saison de la nuit, la barbe touffue des rochers. C'était la voix de Condan, jointe à la harpe tremblante deCarril. Ils venaient ;\ c Ferad-artha, aux yeux bleus, vers Mora des torrents.
Soudain les elianls de nos bardes criaient sur
Lena. L'armée y joint le bruit de ses boucliers. La
joie, sur le roi , se levé bl illantc , connue le rayon d\in jour nuageux, quand il se lève sur la verte colline, avant le rugissement des vents. Jl frappe le bouclier des rois. Tous ensemble-, ils se taisent autour de lui. Les guerriers, appuyés sur leurs lances, se penchent vers la voix de leur patrie.
u Fils de Rforven, préparez la l'en •; que la nuit se passe dans les chants! Vous avez brillé autour de moi et la noire tempête est passée. Mon peuple est le rocher battu i\vs vents d'où j'ai déployé mes ailes d'aigle, quand j'ai fondu sur la gloire, pour la saisir dans le champ des batailles. Ossian , tu as la lance de Fingal. Ce n'est point le bâton d'un enfant, avec lequel ce jeune coureur des plaines abat autour de lui les têtes des chardons. Non, c'est la lance des puissants : dans leurs mains elle donnait la mort. Contemple tes aïeux, ù mon fils : ce sont des astres augustes. Avec le jour, conduis Ferad-artha au palais de Témora. Parle-lui des rois d'Erin, les ombres majestueuses du passé. Que ceux qui sont tombés ne
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soient point oubliés : ils étaient braves dans les combats. Que Carril répande ses ebants et réjouisse les rois dans leurs nuages. Demain je déploie mes voiles vers les murs ombragés de Sel ma, où les eaux de Duthula serpentent entre les retraites des cbevreuils.
GONLATH ET CUTHONA.
POÈME
Conlath « : r -* i t le plus jeune des fili de Morni, el le frère du célèbre Gaul. Il aimait Cuthona, Bile de Rumar, quand Toscar, fils de Kinfena, accompagné de Fercuth, son ami, arriva d'Irlande à Mora, demeure de Conlath. Il fui reçu ■vec hospitalité, suivant l'usage du temps, el fêté trois jours par Conlath. Le quatrième il nut .1 la voile 1 1, côtoyant ttle des l'dtjucs, l'une des Hébrides, il \i' Cuthona, qui chassait, et s'éprit d'amour pour elle. Il l'emmena d«' force dans son oavire. Il fut obligé par le mauvais temps de relâcher lt I île déserte d'I-thona. Cependant Conlath, apprenant cet enlèvement, se mil à sa poursuite, et le joignit au moment où il allait taire voile pour la cote d'Irlande. Ils combattirent, et eux et tous leurs guerriers périrent dans la lutte. Cuthona ne leur survécut pas longtemps; elle mourut de douleur trois jours après. Fingal avant appris leur mort malheureuse, envoya Stormul, iils deMoran pour les enterrer; mais il oublia d'envoyer un bai de pour chanter l'hymne funèbre sur leurs tombes. Le fantôme de Conlath, longtemps après, apparut à Ossian, pour le prier de transmettre à la postérité son nom et celui de Cuthona. Ca^ c'e'tait l'opinion de ces tempsqneles âmes des morts n'étaient heureuses que lorsqu'un barde avait composé leur élégie.
Ossian n'a-t-il pas entendu une voix? ou n'est-ce que le soupir des jours qui ne sont plus ? Souvent le souvenir des vieux temps descend sur mon âme comme le soleil du soir. Le bruit de la chasse se renouvelle, et je lève en pensée la lance des combats. Oui, Ossian a entendu une voix. Qui es-tu, fds de la nuit? Les enfants des faibles sont endormis. Dans ma demeure est le vent de minuit. Peut-être est-ce
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le bouclier de Fingal qui gémit à la brise : il est suspendu dans le palais d'Ossian, et quelquefois je le touche de mes mains. Oui, je t'entends, 6 mon ami î Ta voix longtemps a été absente de mon oreille ! Sur ton nuage, qui t'amène vers Ossian, fils du généreux Morni? Les amis du vieillard sont -ils auprès de toi ? où est Oscar, le fils de la gloire? A tes côtés il était souvent, ô Conlath! quand éclatait le bruit de la bataille.