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(fil l'en réjouisse. Je t'ai vu quelquefois brille] entre tes nuages : ainsi, apparais à mon fils, quand il devra lever la tance. Alors il se souviendra <!<• t<^ puissantes actions, quoique aujourd'hui tu n
plus qu'un sonlïli
A mes mains il donna la lance ri, aussitôt
pour
en parler aux temps futurs, il éleva une liante pierre a la tête grise et couverte de mousse. Il enterra dessous une epée et une bosse brillante de son bouclier. Sombre dans sa pensée, il .-'inclina quelque
temps : enfin il prononça ces mots :
« O pierre, quand tu seras réduite en poussière
ci perdue dans ia mousse «les années, alors le voyageur viendra et passera en sifflant. — « Tu ne sais pas, homme faible, que la gloire a jadis brillé sur Moi-lena. Ici Fingal, après la dernière de ses batailles, a résigné sa lance. Eloigne-toi, vaine ombre ! Dans ta voix il n'est aucune gloire. Tu demeures près de quelque paisible torrent. Peu d'années encore et tu ne seras plus ! Personne ne se souviendra tle toi , habitant des épaisses vapeurs. Mais Fingal sera revêtu de gloire; il sera un astre de lumière pour les siècles futurs; car il ne sortait dans ses armes retentissantes que pour protéger le faible. »
Eclatant dans sa gloire, le roi mareba vers le cbêne du Lubar, qui se penche de son rocher sur les eaux bouillonnantes du torrent. Au-dessous estime plaine étroite où murmure la source du rocher. C'est là que l'étendard de Morven ondoyait sur les vents pour indiquer la marche de Ferad-artha, parti de sa secrète vallée. Rayonnant entre les nues divisées, le fils du ciel regardait à l'Occident. Fingal vit son peuple; il entendit les acclamations de sa joie. Ses guerriers, en rangs brisés , étincelaient autour de lui, aux rayons du couchant. Le roi se réjouissait , comme un chasseur dans sa vallée, qui voit après l'orage étinceler les flancs des rochers, quand sur
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Jeur front l'épine balance sa verte tète et que sur leurs cimes se montrent les chevreuils.
Dans sa caverne couverte de mousse, le corps du vieux Clonmal est incliné par l'âge. Les yeux du barde ont perdu la lumière. Il s'appuie sur son bâton. Devant lui, brillante sous sa chevelure, Sulmalla écoutait ses récits; les récits des rois d'Atha, dans les jours du passé. Le bruit du combat n'arrive plus à son oreille : il s'arrête et pousse un soupir secret. Les esprits des morts, dit-on, éclairaient souvent son âme. Il vit le roi d'Atha étendu sous un arbre incliné.
a Pourquoi es-tu sombre? lui dit la jeune fille. Le bruit des armes a cessé. Bientôt, traversant ton sinueux torrent, il reviendra à ta caverne. Le soleil regarde du haut des rochers du couchant. Les brouillards du lac s'élèvent : gris , ils s'étendent sur cette colline de roseaux, la demeure des chevreuils. Alon roi va sortir de ces brouillards. Le voici! il vient dans ses armes. Viens à la caverne de Clonmal, viens, ô mon plus aimé ! »
C'était l'esprit de Cathmor, majestueux et brillant fantôme, s'avançant a pas lents. Il disparut près d'un torrent profond qui rugissait entre deux collines. — « Ce n'est, dit-elle , qu'un chasseur qui cherchait le lit du chevreuil. Il n'est pas sorti pour combattre, et son épouse l'attend avec la nuit. En sifflant il reviendra chargé des dépouilles de la biche au poil fauve. » Sul-malla tourne les yeux vers la colline : la forme majestueuse semble encore en descendre. Elle se lève au milieu de sa joie. Le spectre rentre dans les brouillards; ses membres de vapeur s'évanouissent par degrés et se mêlent aux vents de la montagne. Elle comprit alors que Cathmor a péri. — « Tu n'es donc plus, ô roi d'Erin ! » — Qu'Ossian oublie la douleur de Sul-malla; elle désole l'âme du vieillard !