‹ OstafiévoChapitre 4 sur 20 · Morte en · texte numérisé non relu

Morte en

Né en 1750, le prince André fut à la fois homme d'épée, administrateur, écrivain et lettré. Sa maison de Moscou, des plus hospitalières, réunissait une brillante société composée surtout de littérateurs et de politiciens. Grand voyageur, le prince André avait visité la France avant la Révolution. Il avait subi l’influence des éminents philosophes de ce temps. Leurs portraits, gravés en couleurs, sont demeurés pendus dans son cabinet de travail à Ostafiévo. Le prince André était un fervent adepte de la civilisation française et Joukovsky admirait la facilité avec laquelle il traduisait en langue russe une idée essentiellement française.

D'une première union, le Prince avait eu une fille, laquelle épousa le célèbre historien Karamzin! en 1803.

Karamzin s'établit à Ostafiévo, où il a écrit neuf volumes de son Histoire de l'État russe, œuvre considérable, publiée en douze tomes, dont le dernier n’a paru qu'après la mort de l’auteur.

De son mariage avec Mie O’Reilly, le prince André eut deux enfants : une fille, Catherine, mariée au prince Alexis Scherbatoff et qui n’a pas laissé d’enfants; un fils, le prince Pierre Andréïévitch Wiazemsky, encore mineur à la mort de son père, et dont Karamzin fut le tuteur.

Le prince André Wiazemsky portait toujours sur lui les portraits de ses trois enfants peints par le comte Xavier de Maistre, émigré, qui habitait Moscou et s’occupait de peinture pour se procurer des moyens d'existence.

Le créateur d’Ostafiévo y a laissé de nombreux souvenirs; sa bibliothèque, des portraits, des meubles, une importante correspondance? et des manuscrits. Le prince André était en rapport avec des hommes les plus éminents de son temps, par exemple : Voronzoff, prince Bélosselsky, Nélédinsky, comte Léon Rasomovsky, prince Jacques Lobanoff, Mordvinoff, etc. Il mourut en 1807.

Avant de passer à une autre génération, nous devons citer ici le portrait du prince André, si bien tracé par son fils :

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