TECHNIQUE
a) La radiographie doit être faite avec des rayons aussi mous que le permet l’épaisseur.des tissus à traverser, afin d’avoir le maximum de détails osseux.
b) Les meilleurs procédés pour obtenir ces bonnes images osseuses sont les procédés intrabuccaux, par projection et par films, et le procédé de l’angle du maxillaire inférieur (procédé extra-buccal avec défilement de Belot). La radiographie de profil du crâne devra toujours être faite. Celle des sinus n’est utile que pour l’étude de l’envahissement de ceux-c1.
c) Les clichés devront être lus en comparant les zônes saines et les zônes malades, afin de se rendre compte si les”? rayons employés avaient un degré de pénétration satisfaisant.
DE ToR ee 30 IMAGE*RADIOGRAPHIQUE
L'image radiographique de l’ostéite fibreuse est des plus caractéristiques. Si nous lisons un positif, nous trouvons sur un fond clair, toute une série de peliles zônes floconneuses, tantôt de la grosseur d’une tête d’épingle, tantôt beaucoup plus larges. Ces plages sont grisâtres, certaines plus foncées que d’autres. Les bords en sont flous et dégradés.
Notre second malade (observation 20), atteint de maladie de Reklinghausen, nous a fourni l’occasion de radiographier une cavité pseudo-kystique du maxillaire inférieur. Nous avons d’abord constaté l’existence d’un contours net représentant le pourtour du kyste ; mais les parois de cette cavité, au lieu de constituer une plage claire, à fond homogène, comme dans les kystes adamantins, donnent une image ouateuse, en rapport avec les lésions d’ostéite fibreuse dont elles étaient atteintes.
3° EXTENSION DES LESIONS
Utile déjà pour le diagnostic, la radiographie rend encore service pour l’appréciation de l'étendue des lésions. En effet, l’os est très souvent malade à distance de la zone hypertrophiée et l’on est étonné de trouver une image floconneuse dans une zone que l’on ne pouvait pas cliniquement supposer atteinte. C'est ainsi que dans notre première observation, le maxillaire supérieur droit était seul hypertrophié. Or, le maxillaire supérieur gauche offrait l’image du remaniement osseux de l’ostéite fibreuse alors que sa forme n’était nullement modifiée.
Notre surprise a été encore plus grande lorsqu’en faisant radiographier le crâne de notre patiente, nous y avons découvert une image floconneuse intéressant la totalité de la voûte crânienne, alors que celle-ci au palper et à la vue nous avait paru absolument intacte.
Ainsi l’exlension de la maladie esl radiographiquement décelable avant de l'être cliniquement.
2 On aperçoit le long de la travée osseuse une substance fondamentale
non calcifiée et une bordure d’ostéoblastes.