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RAPPORTS DE L'OSTÉITE FIBREUSE AVEC LE RACHITISME ET L'OSTÉOMALACIE

Faut-il à l'exemple de Reklinghausen rapprocher l’ostéite fibreuse du rachitisme et de l’ostéomalacie ? Nous ne le croyons pas, puisque les aspects anatomiques différent eux-mêmes.

Le rachilisme a, en effet, des lésions de début très spéciales. C’est une prolifération médullaire aberrante avec des cellules hématogènes ne subissant pas une métaplasie complète, s’arrêtant au contraire, à mi-chemin, dans leur évolution morphologique. Le processus destructeur est réduit au minimum. On ne voit s'installer la fibrose médullaire, sous forme de tissu spongoïde, qu'à la période d'état de la maladie.

Ultérieurement, le rachitisme est susceptible de guérison. L’ossification reprend normale et la moelle fibroïde est envahie à nouveau par des cellules médullaires et des vésicules graisseuses. Pareille évolution n’a jamais été constatée dans l’ostéite fibreuse.

Dans l'osléomalacie (1), il y a une véritable réaction irritative qui ronge et décalcifie l’os compact, élargit les cavités médullaires ou les alvéoles des épiphyses, diminue ainsi la résistance des pièces du squelette. Dans les cavités médullaires ainsi agrandies, la moelle subit des modifications variables et capricieuses, revêtant tous les stades ; avec aspect de moelle fœtale, graisseuse et fibreuse. Dans

(1) Hutinel. — Glandes endocrines et dystrophies osseuses ( Archives des maladies des enfants, Oct., Nov., Déc. 1918.)

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