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décevant, comme nous avons pu L’observer chez notre première malade : incision des abcès, ablation des séquestres, cureltages,-souvent limités par l'étendue des lésions et.le devoir, de respecter da solidité du membre. Nous lais- ‘SerOns aussi de côté le traitementdes larges brèches osseuses consécutives aux évidements dont Bar don s s'est spécialement occupé dans sa thèse.
Mais, par contre, le problème de la bactériothérapie . nous. intéresse au plus haut point. On connait son prin- “cipe, elle: a pour but, par l'inoculation de microbes. tués que l'organisme utilise et assimile mieux, car ils ne se défendent pas, de favoriser Ja formation d’añticorps spé- cifiques qui renforcent les réactions de défense de l'organisme. Or, nous avons vu.que chez l’adulte, le staphylocoque apparaît particulièrement résistant ét que la gué- rison du foyer osseux n'empêche pas, dans la plupart des Cas, la persistance de la septicémie. Après des phases de latence . qui correspondent à la neutralisation des toxines par un processus de symbiose, ja virulence du microbe se réveille et détermine la production de nouveaux foyers. La lutte contre cette septicémie nous apparaît donc comme le problème capital de la thérapeutique de l’ostéomyé. lite de l’adulte. Or, actuellement, la bactériothérapie constitue la meilleure et pour ainsi dire la seule arme de défense contre cette septicémie. Grégoire, dans son rapoort au Congrès de Chirurgie de Strasbourg, en 1921, Sur les indications de la vaccinothérapie, limite 1° efficacité de son action aux formes aiguës et subaiguës où elle donnerait souvent des résultats remarquables. Martin et Salin Beni, en 1925, dans une excellente mise au point de la - vaccinothérapie en général, insistent à propos de l’ostéomyélite sur le fait que le traitement doit être commencé dès que de diagnostic est posé, qu'il doit être continué jusqu’à la disparition complète de tout phénomène in-
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: flammatoire. Grégoire conseille même, pour éviter les rechultes, de continuer même deux mois après: enr faisant une injection tous les huit jours. “
Fous nos malades, en dehors de |” mtérvention chivurgicale, ont reçu un traitement bactériothérapique.
Deux ont été traités par autovaccins. Sir
: Deux par le propidon du pr ofesseur Delbet qui, comme on le sait, est un mélange de str eptocoues, de int coques et de pyocyaniques. ;
Les résultats de cette thérapeutique doivent nous COn-,
duire à des réserves. Ces réserves avaient d’ ailleurs ro . formulées par Grégoire : « Dans de nombreux cas, dit-il,
ce traitement laisse le malade porteur de germes diont Ja virulence peut se réveiller. » C’est, en réalité, ce que nous avons observé et si notre malade IT, traité par des ne tions de 1 cm° de propidon répétées tous les deux jours, : paraît en excellente voie de guérison, en général, la sep- . ticémie paraît difficilement jugulée et si la neutralisation des toxines est assez facilement obtenue, par contre, le microbe résiste et c'est Dai qui, finalement, a le dernier
mot. 4 : Br : er Rue
Conclusions
L'étude de nos observations nous permet donc de con- COTE | $ Au point de vue anatomique l’ostéomyélite de l’adulte se présente sous trois formes :
L'ostéophlegmon aigu ou subaigu, . La nécrose diaphysaire, L’abcès intra-osseux.
: Au point de vue clinique, elle se caractérise par la persistance de la pyohémie se manifestant par la succession de foyers suppurés sous-cutanés où plus souvent osseux. : Elle peut évoluer sous trois fonmes : aiguë, subaiguë,
LS chronique. R | Le pronostic. est toujours grave, car si l° on observe rarement la mort rapide, il faut toujours rédouter la persistance de la pyohémie et l’éclosion de nouveaux foyers.
Le traitement est double Vis-à-vis du foyer il est chirurgical et consiste en .. Trépanation, . Résection diaphysaire,
Plus rarement amputation du membre.
Vis-à-vis de l'infection, la seule arme que nous possé- . dions est la bactériothérapie, et si, dans de nombreux cas,
oi ln méthode a été mise en échec, cependant des résultats encourageants ont souvent été obtenus et laissent espérer que, peut-être um jour, avec le perfectionnement des mé-
thades, la combinaison des-‘deux traitements po venir à bout de cette redoutable affection.
Vu, le Doyen, Vu, le Président,
ROGER.. : DELBET.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris,