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CAE AE et, d'autre part, l'évolution de ces formes, la répétition habituelle des foyers, doit conduire toujours à un pronostie réservé.
Les diagnostic de 1’ ostéomyélite et des Lostéites chez l'adulte présenterait souvent de grandes difficultés si l’on n'avait à sa disposition la radijogr aphie d'une part, lexamen bacténiologique d'autre part. |
Au cours de nos observations, on s’est heurté aux prin. cipales difficultés de diagnostic. Chez notre première ma lade, ‘on a vue que la maladie avait débuté par uné période de douleurs, variables comme localisation et comme intensité et tandis que la fièvre montait pour atteindre 39°, qu'une angine apparaissait, les douleurs se sont loca-
lisées sur une articulation; l'articulation était Done de volume: la peau était tendue, rouge, chaude et l'on conçoit que, dans ces conditions le premier. diagnostic.
porté fut celui de. rhumatisme articulaire aigu. Et, deve
fait, le traitement salicylé fut institué sans d’ ailleurs apporter aucune amélioration. Bien au contraire, les lé- ‘sions d’arthrite s’accentuèrent et bientôt le diagnostic d’arthrite suppurée s’imposait. Ultérieurement, devant a persistance des symptômes malgré l’ intervention, on pensa à une ostéomyélite sus-jacente et ceci montre que re serait une faute en présence d’une pyarthrite de s en tenir à un diagnostic d’arthrite suppurée primitive; car quoique sécondaire à une ostéomyélite, elle peut dominer la scène au point de laisser totalement dans l'ombre le foyer OSSeUX SUT lequel il est cependant to pe nnle d’inter venir.
Au cours des formes subaiguës le problème diasgnostique est tout autre. Dans notre observation IT on s’est en effet trouvé en présence d’une collection énorme, défor- ‘ mant toute la cuisse, ayant évolué lentement; sans gros phénomènes fébriles, respectant la peau qui présentait une coloration normale. De plus, dans les antécédents du malade, par ailleurs d'aspect cachectique, on relevait un. pseudo-rhumatisme «chronique, il ‘était question d’une spondylite, et on pouvait se demander s’il ne s'agissait pas d’un abcès froid en rapport avec une lésion. osseuse tuberculeuse, et de fait, c'est un peu aveo cette idée que l’on intervenait. Avant l’incision, on fit cepen- | dant une ponction de l’abcès et l’aspect du pus fit rejetr- Je diagnostic de tuberculose. L'examen bactériologique de ce pus montrait ultérieurement qu ‘x 8 At de staphylocoque.
Quand on se trotve en présence de fistules anciennes, quand l’examen du pus ne peut, par suite, apporter de renseignements décisifs, on conçoit que les difficultés soient encore plus considérables, et alors bien plus. que l'examen physique, l'étude des antécédents, l'absence de lésions viscérales, et surtout la radiographie PARICNTON de conclure.
Au contr aire; chez notre dernière ie le peu d’intensité de Ja supçuration, l’évolution absolumént chronique, sans aucun mouvement fébrile, le siège diaphysaire avec épaississement de l’os pouvait faire penser à une syphilis tertiaire du icubitus, et encore ici, bien plus que sur l’absence d’antécédents syphilitiques, on s’est basé, outre les commémoratifs de panaris sur l'examen radiographique des lésions.
Enfin, une fois reconnue l'existence d’une ostéomyélite à staphylocoques, il faut se demander si elle est réellement primitive et chercher dans les antécédents des malades s’ils n’ont pas déjà présenté dans l’adolescence ou:
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dans l’enfance une poussée si fruste soit-elle d’ ostébom yélite. Chez un de ses malades âgés de 4o ans et présentant une ostéomyélite suppurée -du fémur, M. Mocquot put retrouver dans les antécédents plusieurs poussées d’ostéite dont les prémières rembontaient à l'adolescence et qui ne donnèrent jamais de suppuration.
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Le problème thérapeutique d’ostéomyélite de l'adulte est complexe et äl ne semble d’ailleurs pas qu'à l’heure actuelle il soit parfaitement résolu.
sn Il a, en effet, pour but, non seulement la guérison du foyer osseux en évolution, mais encore, et pourrait-on dire, surtout la disparition totale de la saphyIeoecémie:
- ’ % Le tr aitement du foyer osseux est Sn tollenent chi- T'UT gical, et si la description des nombreux procédés chi- . rurgicaux qui visent l’ostéomyélite, principalement dans ses diverses localisations, sortirait du cadre de notre sujet, # nous énoncerons cependant les principes généraux en 3e guident l'intervention chirurgicale. Fls relèvent avant
k tout de la’ notion de la forme anatomique en cause.
REC HOTTE s'agit d’un ostéophlegmon, dès qu'il est manifeste que de foyer osseux ne peut être mis en doute, il faut trépaner l'os de toute urgence. If ne nous semble pas, en éffet, que comme chez l'enfant, on puisse observer de
. simples collections sous-pério$tiques sans participation dé la moelle centrale. Le début de l'infection nous est apparu toujours central. Dans toutes nos observations, là moelle était infectée, jaunâtre, puriforme. Aussi, «comme dans notre observation I, doit-on trépaner l’os, enlever à la pince-gouge tout le tissu osseux suspect. mettre autant que possible la cavité à plat et surtout ouvrir la cavité
de aussi haut que remonte l'infiltration puru- È
lente. TA \ RS: RE S'il coexiste une arthrite suppurée, comme éhez notre
malade, elle sera traitée par une arthrotomie le plus sou-
-vant double, avec mettoyage soigneux de l'articulation.
Nous n'avons jamais rencontré de lésions épyphysaires telles-que l'on ait dû discuter la résection des AA ae
Parfois, ice, traitement ne + pas, et comme dans notre obsérvation IE, en présence de lésions osseuses consi-
dérables, d’une pyarthrite, de il, âge du malade, de son
état général extrêmement précaire | et de la longue durée
de l affection, on doit se résoudre à l’amputation da
membre. Il semble en effet que, dans ce cas, cette opéraion radicale est la seule chance de salut diu malade.
re le cas d’abcès ae osseux, . trépanation de |” os. ‘et l'ouverture de l’abcès sont aussi le seul traitement. Mais
il sera indispensable, avant d'intervenir, de pratiquer des.
radiographies pour la localisation de x abcès d’une part,
pour le choix de la voie d'accès d'autre part, l'os gardant, A
| comme dans notre observation I, une re tout ai
fait normale.
Enfin, dans lé cas de nécrose FR très Liciine
voire totale, le seul traitement est la résection de la. das
physe. Me il faut bien prendre garde de respecter autant
que possible le périoste, facteur de régénération de l'os. On a vu que notre malade a régénéré parfaitement sa dia ie physe cubitale, maïs il faut reconnaître qu'il s ’agissait | d’un cas favorable, le radius formant attelle, “véritable PREENE tuteur, et que le problème serait beaucoup plus délicat si :
la lésion siégeait sur le fémur ou sur l’humérus.
, Nous ne nous étendrons pas sur le traitement chirur=
gical de l’ostéomyélite chronique. Il est d’ailleurs assez
Roue