V. coecygiennes
Des Côtes.
Série sternale,
Membres
antérieurs.
Omoplate.
Clavicule.
Humérus.
Os de
l’Avant-bras. De la Main.
Membres
postérieurs.
Bassin.
20 INSECTIVORES s TALPA.
et pour les lombaires, la disposition antéroverse fort imbriquée de leur apophyse épineuse.
J’ai déjà fait observer que les vertèbres coccygiennes sont plus nombreuses que chez les Taupes ordinaires ; mais en outre , elles sont plus longues , plus régulièrement décroissantes , avec les os en Y inférieurs plus nombreux et plus prononcés.
Les côtes sont évidemment plus grêles que dans les Taupes.
La série sternébrale n’offre guère de différence que dans un peu plus de brièveté en général et surtout dans la forme du manubrium qui est moins développé , moins avancé ; aussi l’articulation de la première corne se fait-elle au milieu environ de son bord latéral.
La diminution dans la disposition à la locomotion souterraine se montre surtout dans les membres antérieurs qui sont plus longs et moins larges.
L’omoplate est cependant encore presque tout à fait celle d’une Taupe, mais avec une apophyse acromion avancée, grêle et recourbée.
La clavicule est aussi un peu plus longue, quoique avec la même forme , mais sans trou vasculaire.
L’humérus est également notablement plus allongé dans son corps , ou dans la partie intermédiaire aux deux extrémités , elles-mêmes peutêtre un peu moins élargies; mais surtout l’apophyse d’insertion du grand pectoral est plus prononcée et plus distincte.
Les deux os de l’avant-bras ne diffèrent non plus de ceux de la Taupe, que par plus de longueur et de gracilité.
C’est ce que l’on peut dire également de ceux de la main : et principalement pour les secondes phalanges qui sont parfaitement distinctes des onguéales. Mais alors c’est le contraire pour celles-ci qui sont proportionnellement moins développées que dans les Taupes; aussi l’os falciforme est-il également bien plus court et plus droit.
Les membres postérieurs ont suivi la même marche vers les Musaraignes qui vont suivre. En effet, ils sont plus longs, plus élevés et plus forts proportionnellement que chez les Taupes. Le bassin est évident-
ment plus ouvert , mais sa forme générale est la même , si ce n’est dans celle de l’extrémité postérieure du pubis plus en crochet.
Le fémur a son troisième trochanter plus saillant et plus détaché. fémur. La tubérosité externe de la tête du péroné est plus large et de plus le pied est notablement plus long, surtout dans les os métacarpiens. Du reste, il n’y a pas davantage d’osselet intérieur digitiforme que dans le Scalops.
G. Sorex, L.
Le genre Sorex vers lequel nous venons de voir que descendent les En générai. Taupes - Musettes , commence par un certain nombre d’espèces qui sont plus talpoïdes que les autres; mais, pour suivre notre plan, nous allons prendre notre mesure dans les Musaraignes proprement dites , en décrivant le squelette de la grande Musaraigne de llnde, S. My o surus , de Pallas.
Dans cette espèce, comme dans toutes celles du genre, le corps a pris la forme allongée, fusiforme, renflée au milieu et atténuée aux deux extrémités ; aussi, la colonne vertébrale est-elle formée par un plus grand nombre de vertèbres , montant à cinquante-quatre : quatre céphaliques, sept cervicales , quatorze dorsales , cinq lombaires , quatre sacrées et vingt coccygiennes ; mais c’est évidemment sur celles-ci seulement que porte l’augmentation.
La tête est encore plus allongée que dans les Condylures, surtout plus v. cèphar ° . A liques.
étroite et presque triquètre ou en toit surbaissé au crâne , a cause a une
crête sagittale assez prononcée. La série basilaire est très-étroite , presque canaliculée dans sa partie antérieure par la saillie allongée des apophyses ptérygoïdes surbaissées et assez épaisses. L’arc occipital est vertical et assez petit , au contraire du pariétal , allongé , et se continuant avec le frontal et le nasal tout d’une venue et sans interruption par une apophyse orbitaire.
Les appendices céphaliques ne forment guère que la moitié de la longueur totale de la tête.
Appendices
céphaliques.
Supérieur.
Maxillaire.
Prémaxillaire.
Inférieur.
Rocher.
Osselets de l’ouïe.
Caisse.
Squarameux.
Mandibule.
Branche
horizontale.
verticale.
22 INSECTIVORES; SOREX.
Le supérieur est remarquable par la forme allongée et très-rapprochée du palatin postérieur, par l’étendue de la partie horizontale du palatin antérieur, rebordée, avant sa terminaison, par l’absence complète d’os zygomatique, et par la largeur du lacrymal entièrement facial et percé d’un trou excessivement petit, en forme de fente.
Le maxillaire est , du reste , fort court , pourvu d’une apophyse malaire , peu prononcée et percée d’un trou sous-orbitaire considérable.
Le prémaxillaire est au contraire fort étendu d’arrière en avant, dans sa branche horizontale, dépassant beaucoup les os du nez et sans trou incisif évident.
L’appendice céphalique inférieur est, par opposition avec le supérieur, fort étendu, en le considérant dans son ensemble.
Le rocher est grand, ovale, subarrondi, assez fortement courbé, et excavé à l’intérieur.
Les osselets de l’ouïe sont fort minces et peu consistants ; l’étrier est bien ouvert; le lenticulaire subcarré; l’enclume globuleuse dans son corps et très-inégale dans ses branches. Enfin le marteau présente son col très-large , presque membraneux , et son manche très-mince , assez large , parallèle , et à peine plus long que l’apophyse de Raw.
La caisse tout à fait inférieure n’est formée que par un cadre étroit , presque fermé , laissant un orifice très-large et circulaire tout à fait horizontal.
Le squammeux, fort petit dans sa partie verticale, est presque réduit à la partie radiculaire de son apophyse jugale, élargie en une crête horizontale , terminée à la cavité glénoïde transverse et limitée en arrière par une large apophyse arrondie et un peu recourbée en avant.
La mandibule elle-même est courte , surtout dans sa branche horizontale , un peu recourbée et s’atténuant en avant , et au contraire s’épaississant en arrière pour se continuer dans une partie verticale très-large profondément trilobée par une apophyse coronoïde verticale élevée , arrondie et creusée en dedans d’une fossette triangulaire profonde , tout à fait caractéristique; par un condyle un peu moins haut, transverse,
oblique, plat, triquètre, l’angle supérieur apophysaire; et enfin par une apophyse angulaire, grêle, étroite, spiniforme et divergente en bas.
Le reste de la série vertébrale rentre encore mieux dans la forme ordinaire que la tête; aussi toutes les apophyses d’insertion musculaire sont-elles bien plus prononcées que dans le genre précédent.
L’atlas est même remarquable par le grand développement de son apophyse épineuse inférieure; les latérales étant également assez grandes, comme bilobées , et percées d’un seul grand trou.
L’axis offre aussi une apophyse épineuse , large, arrondie, assez élevée, s’étendant autant en avant qu’en arrière , des apophyses latérales et une épineuse inférieure très-prononcées.
lien est de même des intermédiaires, mais avec l’apophyse épineuse inférieure plus développée que la supérieure , obtuse.
La pénultième n’a pas d’apophyse épineuse inférieure, mais le lobe inférieur de son apophyse transverse est assez fort et triangulaire.
Enfin la septième et dernière diffère à peine de la première dorsale , n’ayant pas plus d’apophyse épineuse quelle.
Cette apophyse devient au contraire assez marquée aux autres vertèbres dorsales, surtout à la troisième et sur les dernières, où elle s’élargit en s’inclinant comme de coutume, un peu en avant.
Les lombaires sont courtes et assez robustes, l’apophyse épineuse antéroverse, presque imbriquée; les transverses, toutes distinctes et dirigées en avant.
Les vertèbres sacrées constituent encore un sacrum très-comprimé, dont les apophyses épineuses en se soudant, forment aussi une crête continue.
Les coccygiennes sans apophyses épineuses ont, au contraire, les articulations assez saillantes. Elles décroissent , du reste , assez rapidement de diamètre , en s’allongeant cependant assez peu.
Les côtes sont comme dans les Taupes : la première , plus forte et plus courte, et les autres assez peu courbées en dehors. Sept sont sternales