‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologie (volume 2)Chapitre 105 sur 130 · V . coccygiennes · texte numérisé non relu

V . coccygiennes

Des Côtes, 14.

INSECTIVORES; SOREX

Série sternale.

Hyoïde.

Sternum ,

Ses Cornes.

Des Membres antérieurs.

Omoplate.

Clavicule.

Humérus.

Supérieure-

Inférieuremcnt

Radius et Cubitus.

et les sept autres asternales; mais les premières de celles-ci ont des cartilages assez longs.

L’hyoïde , dont le corps transverse est à peine courbe , a trois articles aux cornes antérieures et un seul aux postérieures.

Le sternum est aussi composé de six sternèbres en comptant le xiphoïde , assez large et déprimé comme les quatre intermédiaires , qui , d’abord comprimées, s’élargissent et s’aplatissent dans les dernières; mais la première n’a plus du tout la forme de bréchet ; elle a plutôt celle d’un T élargi en avant pour recevoir l’articulation des premières cornes, et rétréci en arrière.

Les cornes ster nébrales ne sont qu’au nombre de sept , assez fortes et assez longues , et sub-cartilagineuses.

La poitrine en totalité est encore conique , mais moins large que dans les Taupes.

Les membres tendent aussi à prendre les proportions ordinaires.

L’omoplate est même petite et courte , mais large , ovale , arrondie à son bord antérieur, et la crête qui la traverse dans toute sa longueur se bifurque à sa terminaison, la plus longue branche de l’acromion se portant en dehors, et la plus petite à la clavicule.

Celle-ci est longue , grêle , cylindrique , arquée dans un seul sens et dans toute son étendue.

L’humérus , quoique dans la forme normale , rappelle un peu ce qu’il est dans les Taupes. 11 est en effet assez court et robuste ; sa tête est cependant ronde ; mais outre une crête deltoïdienne prononcée , il y a encore une apophyse distincte pour l’insertion du grand pectoral ; ce qui donne une forme polygonale à la partie supérieure de l’os. L’extrémité inférieure est aussi assez large, mais aplatie , percée d’un trou au condyle interne beaucoup plus saillant que l’externe.

Le radius et le cubitus sont médiocres , droits, serrés l’un contre l’autre , presque égaux; le cubitus cependant un peu plus fort, plus comprimé et prolongé supérieurement en un olécrane assez large et recourbé.

La main est fort petite.

Main.

Le carpe, encore très- court, n’a que trois os à la première rangée, une scaphoïde transverse pour le radius , une triquètre semi-lunaire pour le cubitus, enfin un pisiforme très-petit, et quatre à la seconde, tous les quatre sub-égaux et cuboïdes.

Les os du métacarpe prennent les proportions ordinaires; les trois intermédiaires assez longs et les deux extrêmes notablement plus courts et sub-égaux.

Les phalanges, dans leurs formes et leurs proportions, sont également normales , au contraire de ce qui a lieu chez les Taupes ; les onguéales sont aussi très-petites.

Les membres postérieurs sont presque semblables à ce qu’ils sont dans les dernières espèces de Taupes, ou dans les Condylures; seulement leur proportion, relativement avec les antérieurs, gagne encore davantage.

La ceinture osseuse ne s’articule plus qu’avec deux vertèbres sacrées , mais elle reste encore libre à l’extrémité pubienne.

Le fémur, le tibia , le péroné , sont comme dans les Taupes avec de légères différences spécifiques, que l’Iconographie seule doit montrer , par exemple , dans les apophyses de la tête du péroné.

Il y a peut-être encore plus de ressemblance dans les os du pied qui produisent cependant un peu plus d’allongement général. Seulement les os du métatarse de la seconde rangée , c’est-à-dire les cunéiformes et le cuboïde aident à cet allongement, comme les métacarpiens; mais par contre , les phalanges onguéales sont sensiblement plus courtes.

J’ai pris comme exemple de l’ostéologie de ce genre le «£ Myosurus de Pallas , comme la plus grande espèce connue; elle appartient à la division des espèces à quatre dents intermédiaires supérieures ; dans celles qui n en ont que trois , comme le S. flavescens d’Afrique , je remarque une légère différence dans le nombre des vertèbres dorsales qui est de quinze au lieu de quatorze, et dans le nombre des côtes , celui des lombaires restant le meme ; mais dans tout le reste , ce ne sont guère que des différences spécifiques.

G. Insectivores. «

Os du Carpe.

du Métacarpe.

Phalanges.

Des Membres postérieurs.

Bassin.

Fémur.

Tibia.

Péroné.

Os du Pied.

Différences

d’espèces.

S. flavescens.

S. vu Igaris.

S. brevicaudatus.

Desman ( Mygale).

Série

supérieure.

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