V. coccygiennes
Série
sternébrale.
Hyoïde.
Sternum, 6.
Côtes, 13.
Des Membres antérieurs.
Omoplate.
Clavicule.
INSECTIVORES; SOREX.
Humérus.
Radius.
Cubitus.
Main .
Des Membres postérieurs.
Fémur.
Tibia.
Péroné.
Pied.
On peut en dire autant de l’humérus, qui cependant est plus faible, moins tourmenté; ses tubérosités, surtout les inférieures, beaucoup moins prononcées. Il est, du reste, toujours largement percé au condyle interne, et sa surface articulaire avec le radius est en forme d’ample poulie.
L’avant-bras , long et grêle , est en effet presque entièrement formé par le radius; le cubitus étant réduit à l’olécrane, soudé à la partie postérieure de sa tête , en sorte que le carpe porte uniquement sur le radius, ce qui offre quelque ressemblance avec ce qui existe chez les Ruminants.
La main est très-petite; mais les os qui la composent, sont, pour la forme comme pour les proportions, semblables à ceux des Musaraignes. Le pouce est cependant notablement plus court que les quatre autres doigts.
Les membres postérieurs des Macroscélides diffèrent encore plus de ceux des Sorex que les antérieurs.
La ceinture pelvienne est bien plus ouverte, et il y a un commencement de symphyse pubienne , plus par contiguïté cependant que par soudure réelle.
Le fémur est aussi plus long, moins robuste, et sa poulie rotulienne est bien plus étroite , plus longue.
La jambe l’est encore bien davantage ; en effet , le tibia qui en constitue la partie principale égale au moins en longueur la série vertébrale thoracique. Il est, en outre, fort grêle, surtout inférieurement, de manière à rappeler un peu un os d’oiseau. Mais supérieurement, où le péroné lui forme une sorte d’arc-boutant, il est mince et comme en gouttière à sa face externe.
Le pied est également fort long puisqu’il égale les deux tiers de la jambe , et sa longueur porte un peu déjà sur les cunéiformes et le cuboïde; mais principalement sur les métatarsiens qui sont très-grêles et très-serrés. En effet , les doigts ont assez bien conservé leur proportion ordinaire , le pouce étant bien plus court que les autres doigts presque égaux.
Après cette anomalie des Musaraignes sauteuses, nous commençons la série des Érinaceus, par un genre intermédiaire aux Sorex et aux Hérissons, formé d’insectivores arboricoles, et qui sont à cet ordre ce que les Écureuils sont parmi les Rongeurs , d’où la dénomination de Musaraignes-Écureuils ou de Glisorex qu’on leur a donnée.
Ce sont les Tupaias de l’Inde , ou Cladobates de M. Fréd. Cuvier.
Le squelette de ces petits animaux semble, au premier aspect, rappeler assez bien celui des Écureuils, aussi bien par la taille que par la disposition générale des pièces qui le constituent.
La colonne vertébrale surtout est la partie qui permet davantage ce rapprochement. Elle est formée de quarante-six vertèbres ainsi réparties : quatre céphaliques, sept cervicales, treize dorsales, sept lombaires, quatre sacrées , vraies ou fausses , et vingt à vingt et une coccygiennes.
Les vertèbres céphaliques ont leur partie basilaire assez large et plate , lare occipital est presque entièrement vertical, formant le plan postérieur du crâne; l’apophyse ptérygoïde externe en crochet est assez distante de l’interne ; le pariétal est assez considérable, et surtout le frontal qui est encore plus étendu , élargi surtout par une apophyse orbitaire externe , arquée , constituant , avec celle du jugal , un cadre orbitaire complet. Les nasaux sont , du reste , toujours longs et étroits.
L’appendice maxillaire supérieur commence en dessous par une apophyse ptérygoïde interne en crochet, se prolongeant en forme de cloison verticale jusqu’à un palatin grand, rebordé et percé de deux trous assez petits.
Le lacrymal, assez étendu dans la face, a son orifice marginal , et audessus une apophyse d’insertion musculaire assez considérable.
Le jugal est complet, assez large et percé d’un grand trou ovale dans le milieu de son étendue ; il est , du reste , formé comme à l’ordinaire , quand il est complet, d’une branche montante orbitaire et d’une branche horizontale allant rejoindre le temporal.
Le maxillaire est médiocre , ovale , percé d’un trou sous-orbitaire fort petit, et le prémaxillaire est au contraire fort considérable, formant
Tüpaïa
(Glisorex).
En général.
Série
vertébrale.