l'Instrument
la Main ou le Pied;
composés
de
trois parties :
le Carpe ou le Tarse, le Métacarpe ou leMéta tarse, les Doigts.
10 OSTÉOGRAPHIE EN GÉNÉRAL.
dans le premier cas , ou des fausses côtes dans le second, et, dans celui-ci ,
descendre des vertèbres ou remonter des sternèbres.
Les appendices libres ou membres , les plus importants à considérer comme indices d élévation dans la série animale, ne sont jamais au-dessus de deux paires, l’une antérieure, l’autre postérieure, et plus ou moins éloignées entre elles, mais peuvent manquer complètement dans les trois dernières classes d’Ostéozoaires.
Dans leur état le plus complet, ils sont composés de quatre parties, la ceinture osseuse, épaule en avant, bassin en arrière; le pédoncule, bras en avant, cuisse en arrière; le manche, avant-bras en avant, jambe en arrière, et enfin la partie terminale ou instrument, main en avant et pied en arrière.
L’épaule, comme le bassin, ne sont jamais composés que de trois os, l’omoplate ou iléon, la clavicule ou pubis, le préiskion ou l’iskion; mais l’un et l’autre peuvent être réduits à deux ou même à un.
Le bras, comme la cuisse, n’est jamais formé que d’un seul os, l’humérus ou le fémur.
L’avant-bras , comme la jambe, ont au plus deux os placés parallèlement , le radius ou tibia , le cubitus ou péroné.
Enfin, l’instrument, la main en avant, le pied en arrière, est toujours bien plus compliqué, puisque outre trois groupes d’os placés l’un avant l’autre: i° le carpe ou le tarse, 2° le métacarpe ou le métatarse, et 3° les phalanges, ces groupes sont eux-mêmes répétés latéralement, et, par conséquent, augmentent d’une manière en rapport avec la multiplicité des mouvements.
Dans le plan et dans le but de notre ouvrage, nous avons cru devoir nous borner à ces généralités ostéologiques, dans lesquelles nous aurions pu dire encore quelque chose : i ° sur la composition chimique des os , dans lesquels la partie solidifiante est toujours formée en grande partie de phosphate de chaux et d’une certaine proportion de carbonate de la même base; 2° sur l’ossification qui, commençant par le corps de l’os et par ses deux extrémités, a donné lieu à ce que celles-ci, tant
03 SÉSAMOIDES.
quelles ne sont pas encore réunies, ont été distinguées sous le nom d 'épiphyses; 3° sur la structure anatomique, quia permis de distinguer les os en os celluleux, éburnés ou fistuleux, suivant que la moelle qu’ils peuvent contenir intérieurement est également répartie ou quelle est nulle, tant le tissu de l’os est serré; ou enfin qu’elle est rassemblée en masse dans le milieu de l’os, ce qui produit par son ablation un canal plus ou moins considérable.
Nous aurions également pu nous arrêter un moment pour traiter des changements de distinction ou de séparation, de forme ou de proportion surtout , que les os éprouvent avec l’âge, et suivant que les individus dont ils proviennent étaient parvenus au maximum de leur développement et de leur force , par l’heureuse réunion de toutes les circonstances favorables et l’absence de celles d’un effet opposé; mais comme chaque classe d’Ostéozoaires offre sous tous ces rapports des différences extrêmement tranchées, il nous a semblé plus convenable, pour éviter des redites inutiles, de nous réserver d’en parler, brièvement cependant, au commencement de l’ostéographie de chaque classe.
Nous allons maintenant passer en revue les autres genres de parties solides qui peuvent entrer dans la composition des animaux vertébrés, et qui, par conséquent, pourraient se trouver à l’état fossile; mais auparavant nous devons avertir que nous ferons un chapitre à part d’une certaine classe d’os, peu nombreux cependant, et qui, quoique appartenant à l’appareil locomoteur, ne font pas réellement partie du squelette.
DES OS DES TENDONS Oü DES SÉSAMOIDES.
Les anatomistes de l’homme les désignent depuis longtemps par le nom de sésamoïdes, à cause de leur forme comparée à celles de la graine de sésame, nom auquel on a substitué, dans ces derniers temps, celui d’ostéides, pour faire sentir leurs différences avec les os proprement dits. On peut cependant les regarder comme des apophyses libres de ces os ; et , en effet , c’est dans les tendons, et à l’endroit où ils von t s’insérer à une pièce du sque-
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lette, que se trouvent ces ostéides, pour augmenter l’action des muscles.
Ces ostéides, du reste, se trouveront naturellement partagés, suivant qu’ils appartiennent au tronc ou aux membres, et dans ce cas aux antérieurs ou aux postérieurs.