MAKIS ( LEMUR
Les Makis, en étendant ce nom, à peu près comme Buffon et Audebert, à tous les Primatès que Linné et Schreber ont avec juste raison compris dans leur grand genre Lemur , constituent le dernier groupe que les zoologistes conviennent de considérer comme appartenant au premier ordre des Mammifères et comme faisant le passage au second, que nous nommerons Secundatès ou Carnassiers. En effet, tous, sauf peut-être une seule exception, portant même sur le dernier genre, ont encore au moins le pouce des pieds de derrière opposable, et par conséquent de véritables mains; et quoique le système dentaire soit presque toujours plus ou moins anomal, du moins le nombre des incisives n’est peut-être jamais au-dessus de quatre ; les mamelles sont au nombre de deux , ou de six, dont deux toujours pectorales; l’organe excitateur est libre. Toutefois on ne peut se dissimuler que ces animaux, comme formant une transition , n’offrent peut-être pas d’autres caractères qui leur soient absolument communs, que d’avoir les narines dans un très-petit muffle à l’extrémité du museau , et , sauf chez les Galéopithèques où c’est le cinquième, le doigt annulaire le plus long de tous, et jamais le doigt médian. Enfin l’ongle du doigt indicateur est long, étroit et pointu, ce qu’en termes techniques les zoologistes nomment subulé, sauf encore dans le L. Volons.
Malgré cela ce groupe est parfaitement naturel, comme va nous le montrer l’étude des parties solides qui entrent dans l’organisation des espèces qui le constituent ; quoique sous ce rapport nous ayons à con-
G. Lemür. 1
PRIMATES: LEMÜR.
En général.
leur nature.
Leur nombre-
Leur disposition.
En particulier
Dans
le L. catla comme type.
Colonne
vertébrale.
En général.
stater bien plus de "variations et de signes de dégradation que dans les deux groupes des Singes et des Sapajous , d’autant plus que certaines espèces présentent de véritables anomalies pour un but déterminé.
Les Makis étant encore , comme les Sapajous et les Singes, des animaux qui vivent presque exclusivement dans les arbres des fruits et des insectes qu’ils peuvent y trouver, leur taille n’est jamais au-dessus d’une grandeur moyenne ; souvent ils sont même assez petits , et l’ensemble des pièces qui composent leur squelette indique des mouvements de préhension et de saut dans lesquels les membres entrent beaucoup plus que le tronc, souvent incomplet dans sa partie caudale.
La nature des os de ces animaux paraît même avoir quelque chose de ceux des oiseaux , étant, à ce qu’il m’a semblé, plus légers , plus fistuleux et moins épais dans leur partie compacte que chez les Singes.
Cette ressemblance apparente ne va cependant pas jusqu a n’offrir des épiphyses distinctes que dans les premiers temps de la vie, comme dans les oiseaux; et les sutures du crâne ne s’effacent pas davantage, plutôt que chez les autres Mammifères.
Du reste, le nombre des os du squelette des Makis, non plus que leur disposition générale , n’offrant rien qui leur soit particulier , si ce n’est peut-être dans l’absence assez fréquente de la queue, nous allons passer de suite à la description du squelette du Maki commun ( Lemur cutta), que nous avons pris comme type, comme le plus facile à se procurer, et comme appartenant à la section des espèces les moins anomales.
La colonne vertébrale du Maki, considérée en totalité, a beaucoup plus de ressemblance avec celle des quadrupèdes ordinaires, par la forme atténuée de ses deux extrémités et parce que les courbures, autres que celle vers la terre qui occupe tout le tronc , sont encore moins prononcées que chez les autres Primatès.
Le nombre total des pièces de cette colonne est du reste assez con-
Noinbre.
sidérable puisqu’il monte à cinquante-neuf, quatre céphaliques, sept cervicales, treize dorsales, six lombaires, trois sacrées et vingt -six coccygiennes.
La partie céphalique, tout entière dans la direction du reste de la colonne, est d’une forme conique un peu allongée, non -seulement à cause du prolongement des mâchoires ; mais encore parce que les vertèbres céphaliques sont moins ramassées et plus étalées. La vertèbre occipitale a en effet son os basilaire large et plat; et l’arc, peu élevé , débordant à peine en arrière le trou occipital fort grand et peu oblique, est relevé par une crête occipitale peu prononcée , oblique, cernant en dessus trois renflements dont le médian est en portion de cylindre vertical pour loger l’appendice vermiforme du cervelet.
La vertèbre sphénoïdale postérieure a son corps encore plus large que l’occipitale , se dilatant à droite et à gauche en ailes excavées et étendues pour les apophyses ptérygoïdes, et remontant ensuite assez pour atteindre largement un pariétal mince, assez étalé, mais peu relevé et constituant la plus grande partie de la voûte cérébrale.
La vertèbre sphéno-frontale a perdu notablement de son importance sous ce dernier rapport; son corps a assez bien la forme de celui de la précédente, quoique plus petit; seulement il est plus caréné dans la ligne médiane; quant au frontal, il est bien plus inter-orbitaire, et sa partie frontale, peu étendue, très -déprimée, offre un cercle orbitaire aussi complet que chez les Singes et les Sapajous ; mais bien plus étroit, de manière que la cavité de l’orbite communique largement avec la fosse temporale.
Le vomer, qui constitue le corps de la vertèbre nasale, a aussi en arrière une assez large dilatation ; mais ensuite sa carène, continuée de celle du présphénoïde, se prolonge en lame fort étroite en dessous, sans former en dessus d’apophyse cristagalli. Les masses latérales de cette partie ethmoïdale sont assez peu complexes; aussi ne sont -elles pas le moins du monde visibles dans l’orbite entre Je frontal et le maxillaire.
Quant aux os du nez , ils diffèrent beaucoup de ce qu’ils sont dans les
En particulier.
Vertèbres
céphaliques.
Occipitale.
Sphénoïdale
postérieure.
Sphén. ant. ou frontale.
Nasale.
Vomer.
Ethmoïde.
Os du Nez.
Ses Appendices ou Mâchoires supérieure :
Palatin postérieur.
Lacrymal .
J ugal .
Palatin anté rieur.
Maxillaire.
Primatès précédents; et, en effet, bien plus allongés, un peu excavés au bord externe et terminés en avant par un bord assez profondément échancré, ils tombent peu en arrière de l’aplomb des incisifs.
Les mâchoires ont suivi et même dépassé un peu cet allongement de la vertèbre céphalique antérieure; aussi la longueur du palais surpasse-t-elle un peu la moitié de la ligne basilaire.
Le ptérygoïde interne ou palatin postérieur est en forme de large écaille ; appliqué et confondu avec l’apophyse ptérygoïde externe , il atteint du reste jusqu’au sphénoïde antérieur, et son crochet, en forme de faux, est très-prononcé.
Le lacrymal est également assez large , de forme triangulaire, en grande partie extra-orbitaire, et c’est dans cette partie qu’est percé obliquement le canal nasal déprimé.
Le jugal ou zygomatique a au contraire perdu de son importance, quoiqu’il soit cependant encore complet dans ses trois branches ; mais toutes les trois sont bien plus grêles que chez les autres Primatès; l’inférieure ou maxillaire forme cependant une plus grande partie du cercle orbitaire , et elle est percée en dehors d’un grand trou malaire, comme chez les Sapajous; la supérieure ou frontale s’articule avec l’apophyse orbitaire externe ; mais son étroitesse l’empêche d’aller joindre l’aile du présphénoïde, et par conséquent de clore l’orbite. Quant à la partie temporale, elle n’offre de remarquable que sa gracilité.
Le palatin antérieur a sa branche montante peu élevée, mais assez large, et sa branche horizontale rebordée à son bord libre, régulièrement semi-lunaire et s’avançant arrondie jusqu’au niveau antérieur de la dent principale.
Le maxillaire est assez allongé, atténué en avant et peu élevé dans sa branche montante, qui n’entre pour rien dans la composition du cercle orbitaire et qui n’est percée que de trois petits trous sous-orbitaires. Son bord inférieur est creusé de trous ou d’alvéoles fort grands et serrés.
Quant au prémaxillaire, il est encore plus faible que chez les
l’rèraaxillaire.
Primatès précédents, surtout dans sa partie horizontale, bifurquée cependant comme à l’ordinaire pour former un trou incisif rond, assez considérable ; la branche montante se portant jusqu’aux os du nez, et par conséquent bordant entièrement avec eux l’orifice des narines.
Le rocher, par lequel je commence l’examen des os de l’appendice inférieure céphalique inférieur, est assez petit et bien saisi par les os environnants; Rocher, il en est de même du mastoïdien qui fait à peine une légère saillie.
Les osselets de l’ouïe sont aussi généralement fort petits et ressemblent Osde roreiiie. beaucoup à ceux des autres Primatès; l’étrier est cependant plus élancé, Étrier, ses branches sont plus grêles, plus élevées ; le lenticulaire est plus étroit Lenticulaire, que la branche de l’enclume qu’il touche, et celle-ci a ses deux bras Enclume, presque égaux, sa tête plus forte, plus arrondie que celle du marteau. Marteau, dont le manche est au contraire proportionnellement plus long et terminé par une petite dilatation en spatule.
La caisse qui les renferme est au contraire grande, bulleuse, sub- caisse,
globuleuse ; par une pointe externe antérieure , elle s’articule avec le bord postérieur de l’apophyse ptérygoïde externe, et son orifice externe est grand, superficiel, sans cercle du tympan distinct.
Le squammeux est encore moins étendu peut-être que dans les Singes Squammeux et les Sapajous; il offre du reste le trou veineux cérébral en arrière de l’apophyse condyloïde qui existe dans beaucoup de ceux-ci; mais l’apophyse jugale est encore plus faible.
La mandibule est longue , étroite et très-surbaissée dans sa branche Mandibule, montante, qui est presque aussi large que haute. Son apophyse coronoïde est bien plus élevée , plus arquée quelle n’est chez aucune espèce de Sapajou, il en est de même de l’apophyse angulaire qui a la forme d’un crochet bien prononcé. La branche horizontale, très-étroite, a ses bords presque parallèles, l’un légèrement convexe et l’autre concave, la symphyse oblique, peu étendue, et le trou mentonnier petit, médian entre la seconde et la troisième molaire.
Les cavités , loges , fosses , orifices et trous que les vertèbres cépha- De* cavité* liques et leurs appendices forment ou contribuent à former, diffèrent qU vertèbres.
6 PRIMATÈS ; LEMUR.
assez sensiblement de ce que nous avons vu dans les deux familles précédentes. Ainsi l’angle facial n’est plus que de quinze degrés ; l’aire de la cavité nasale est subégale à celle de la cavité cérébrale : le diamètre transverse de celle-ci est à celui du trou vertébral dans le rapport de un à trois à peu près.
cérébrale. La cavité cérébrale offre encore assez de développement, sa forme générale étant ovale, raccourcie et assez déprimée, les impressions digitales supérieures et latérales fortement prononcées, au contraire peutêtre des fosses inférieures , moins nettement circonscrites que dans les Fosses : autres Primatès.
Basilaire. La fosse basilaire est cependant large, excavée, et assez nettement Pituitaire circonscrite; il n’en est pas de même de la fosse pituitaire ou selle tur- Kthmoïdaie. cique, par absence totale d’apophyses clinoïdes. Quant à la fosse ethmoïdale, elle est bien plus grande que chez les Singes et les Sapajous; aussi Lame criblée, la lame criblée est-elle large et percée d’un grand nombre de trous, partagés en trois groupes de chaque côté par deux côtes obliques , l’antérieur bien plus grand que le postérieur, le plus petit.
Latérales. Les fosses latérales sont au contraire proportionnellement plus petites cérébelleuse, que les médianes. La cérébelleuse ou postérieure est seulement plus prononcée, surtout vers la ligne médiane et dans la loge du rocher, qui est temporale, sub-globuleuse et profonde. La fosse temporale est au contraire fort peu sur-orbitaire, enfoncée, et comme l’orbite est fort avancé dans la face, la voûte orbitaire fait peu de saillie dans le crâne, étant d’ailleurs assez plate.
Trous de sortie Les trous de sortie des paires de nerfs sont en général fort petits; ainsi des nerfs. ^ ^^^yloïdiens, des trous déchirés postérieurs , partagés en deux par une avance , du basilaire, du trou rond, fort reculé et très-distant, du trou ovale, très -rapproché au contraire delà fente sphéno-maxillaire en forme de trou ovale , et du trou optique, occipital Quant au trou vertébral , nous avons déjà fait remarquer sa grandeur proportionnelle. La position de son plan oblique est presque terminale; aussi les condyles sont-ils fort écartés et à peine dépassés par la crête occipitale.
Les cavités sensoriales ont déjà été à peu. près décrites avec la descrip- évités tion des pièces qui les forment. sensoriaie*.
La cavité auditive en masse est petite, et sans extension dans les os Auditive, environnants.
L’orbite, grand, en entonnoir oblique, a son axe bien plus divergent oculaire, que dans les Singes et les Sapajous. Nous avons déjà fait remarquer qu’il n’est complet que dans son cadre, qui est fortement échancré à son origine nasale, que le trou lacrymal est facial ou extra-orbitaire.
Le canal sous-orbitaire se termine par un seul trou ovale comprimé; mais il y a un trou malaire considérable, très-inférieur, de même que le trou sphéno-palatin , confondu avec le palatin postérieur.
La cavité olfactive est fort étendue, au moins en longueur; commu- olfactive, niquant en haut dans le crâne par une large lame criblée décrite plus haut, elle se termine en arrière par une ouverture palatine fort large, en gueule de four, et elle s’ouvre en avant, dans un plan peu oblique, par un orifice ovale dans le sens vertical.
Cette cavité n’a du reste aucune extension dans les os de la tête, c’està-dire aucune trace de sinus frontaux ni sphénoïdaux.
Les cornets ethmoïdaux supérieurs sont très-petits. Les moyens, fort allongés, et l’inférieur, encore plus long, n’est composé que de deux lames recourbées en sens inverse , naissant à angle droit de la lame d’attache au maxillaire.
La cavité linguale a la forme de la précédente, puisque la voûte pa- Gustative, latine leur est commune; celle-ci est du reste assez excavée, plus large, rebordée et semi-circulaire en arrière, rétrécie et arrondie en avant, avec des trous incisifs distincts, semi-circulaires et assez grands.
Le col , plus long que dans les Singes et les Sapajous, et égalant presque Vertèbres : la moitié de la longueur de la poitrine , offre dans l’Atlas des apophyses Atias, transverses déjà assez dilatées, dans l’Axis, l’apophyse épineuse, large, Axis, quoique assez peu élevée, et du reste une très-grande ressemblance avec les trois intermédiaires, par la largeur de l’arc, par l’imbrication carénée intermédiaires du corps, la petitesse de l’imbrication serrée des apophyses transverses. La
Sixième.
Septième.
Dorsales, 13.
Lombaires, 6.
Sacrées, 3.
Coccygiennes,
Os en V.
Colonn. stern.
Hyoïde.
sixième enfin a le lobe interne de cette apophyse de forme styloïde ; et la septième, dont cette même apophyse est assez longue et costiforme, a au contraire son apophyse épineuse, faible, aiguë et spiniforme, à peine aussi haute que les quatre précédentes qui l’ont, du reste, de même forme.
Les treize (i) vertèbres dorsales, en général étroites et courtes, ont leur apophyse épineuse assez peu élevée , égale , peu large , rétroverse pour les neuf premières, sub verticale pour la dixième, et an téro verse pour les trois dernières, qui ressemblent toujours beaucoup aux lombaires.
Celles-ci, au nombre de six, croissent insensiblement jusqu a la quatrième pour décroître ensuite; les apophyses épineuses sont fortement antéroverses , étroites et un peu arquées; les transverses croissent en longueur de la première à la dernière qui est entièrement et profondément interiliaque; les articulaires antérieures sont assez saillantes; mais les divisions styloïdiennes des postérieures sont médiocres.
Le sacrum n’a réellement qu’une seule vertèbre soudée à l’iléon et une seconde soudée avec celle-ci ; mais je pense qu’on doit lui réunir une troisième, quoique non soudée, à cause de la forme élargie de son apophyse transverse. Au reste, ces trois vertèbres diffèrent à peine de la dernière lombaire, autrement que par plus de largeur des apophyses trans verses et la verticalité de l’apophyse épineuse.
La queue , longue et fort aiguë , commence par trois ou quatre vertèbres complètes seulement, courtes, sans apophyse épineuse , les transverses étroites, et inclinées médiocres. Les autres augmentent de longueur jusqu’à la cinq ou sixième, pour décroître ensuite insensiblement et devenir très-étroites. Les os en V qui n’existent qu’aux trois ou quatre premières sont peu développés.
La série des pièces médio-infères commence par un hyoïde qui, à lui seul, indiquerait la marche de dégradation vers les carnassiers. En effet,
(1) Daubenton n’en compte que douze dans le Mococo, L. caita , L.
Son corps.
son corps, assez étroit en travers et un peu arqué, porte à chaque extrémité faiblement élargie une corne antérieure assez longue et formée de trois articles décroissant un peu en largeur, les deux premiers égaux , le troisième plus long , plus grêle , se terminant sans doute en pointe.
Le sternum prend aussi le caractère de celui des carnassiers , en ce quil est assez étroit, surtout antérieurement; il est composé de sept sternèbres , la première un peu élargie seulement dans sa moitié antérieure pour 1 articulation des clavicules et de la première côte, et comprimée dans le reste comme les intermédiaires dont les postérieures deviennent cependant plus larges et plus plates. Quant au xiphoïde, il est assez long et étroit , mais encore élargi également à ses deux extrémités.
Les appendices thoraciques ou les côtes, au nombre de treize, huit vraies et cinq fausses, sont toutes assez fortement arquées , assez grêles , et même un peu comprimées à leur origine; la dernière étant subitement bien plus grêle que les autres. Les parties sternales sont également assez longues et étroites à leur origine, s’élargissant et s’aplatissant vers leur terminaison. Elles constituent un thorax encore assez bien renflé sur les côtes et médiocrement étendu.
La disproportion des membres est bien marquée en faveur des postérieurs.
L omoplate, peut-être un peu plus petite proportionnellement que dans les Sapajous , est certainement plus étroite et par conséquent ses fosses le sont aussi ; la crête est un peu moins haute et son apophyse acromion est plus verticale. L’apophyse coracoïde a encore assez bien la forme de celle des Primatès ; mais elle n’a aucune trace de l’embranchement à sa base de celle des Guenons et surtout des Sapajous.
La clavicule est encore plus petite que chez ceux-ci ; et en effet elle égale à peine les deux tiers de la longueur de l’omoplate, tandis que chez le Sajou elle en est les quatre cinquièmes ; elle est aussi bien plus droite et presqu a une seule courbure.
L humérus n égale que les dix premières vertèbres dorsales : il est
G. Lemur. 2
Ses cornes antérieures.
Sternum .
Sternèbres, 7.
Xiphoïde.
Côtes, 13, dont 8 vraies et S fausses.
Membres
antérieurs :
Omoplate.
Clavicule.
Humérus.
Os de l’avantbras.
Carpe.
Scaphoïde.
Semi-lunaire.
Triquètre.
Pisiforme
Intermédiaire.
Trapèze.
Trapézoïde.
Grand Os.
Unciforme.
Main.
Phalanges:
Premières.
Secondes.
Onguéales.
Membres
postérieurs.
10 PRIMATÈS ; LEMUR.
cependant plus grêle et plus allongé que chez les Sapajous ordinaires. L’impression et la crête deltoïdiennes ne dépassent guère le tiers supérieur de l’os; il y a un trou oblique au condyle interne, et les crêtes, même l’externe, sont assez peu saillantes.
Les os de l’avant-bras sont également assez grêles , arqués en sens inverse, fort tranchants au côté concave; du reste, ayant beaucoup de ressemblance avec ceux des Sajous.
Le carpe semble proportionnellement un peu plus étendu ; et quoi qu’il soit composé des mêmes os que celui des Singes , leur proportion indique une tendance vers les carnassiers. Ainsi, le scaphoïde est très-étendu, occupant presque tout seul l’articulation radiale; le semi- lunaire est au contraire extrêmement petit, le triquètre étant par contre bien plus gros, sub -cubique. Le pisiforme ressemble du reste à celui des autres Primatès.
L’os intermédiaire est petit, et semble n’être qu’une partie du scaphoïde.
A la seconde rangée , le trapèze de forme triquètre est à peine plus gros que le trapézoïde, qui reste cependant le plus petit des quatre; le grand os et l’unciforme sont assez bien, comme chez les Sapajous, avec cette différence que le premier s’articule avec l’intermédiaire seul , n’atteignant pas jusqu’au semi-lunaire.
La main en totabté, le carpe compris, égale presque le radius; elle est donc un peu plus longue que dans les Sajous.
Quant aux phalanges , les deux premières sont peut-être proportionnellement plus longues par rapport aux os métacarpiens; elles sont aussi en général plus larges et un peu plus arquées, surtout les secondes qui sont en outre canaliculées en dessous ; les phalanges onguéales , plus courtes, sont plus élargies à chacune de leurs extrémités, que chez les Sajous; et enfin, ce qui est particulier à ces animaux, ce sont les parties du doigt annulaire qui sont les plus longues.
Les membres postérieurs ont un ensemble plus grêle , plus long que chez les autres Primatès.
Le bassin est en général plus faible et plus étroit, moins largement articulé à ses deux extrémités, et plus oblique dans son bord antérieur que chez les autres Primatès ; la longueur de l’iléon et de l’iskion réunis égalent à peine celle des dix premières vertèbres dorsales. Les fosses iliaques sont très-étroites ; l’extrémité antérieure de l’iléon dépasse beaucoup 1 articulation sacrée, bornée à une seule vertèbre ; l’épine iléo -pectinée est large et fort prononcée , et la tubérosité iskiatique est encore plus mince que chez les Sapajous. Ainsi, la dégradation est manifeste, indiquant une marche plus quadrupède.
Le reste des membres continue dans cette direction :
Le fémur est long, un peu grêle, assez élargi supérieurement en un fort trochanter externe, épais, dépassant le niveau de la tête, et se prolongeant en lame assez prononcée, formant un rudiment de troisième trochanter. Son corps est presque droit.
La jambe ressemble beaucoup à celle des Guenons; ses deux os sont un peu plus grêles encore et presque droits. Les malléoles qu ils forment sont assez saillantes en dehors comme en dedans , par l’élargissement de la tête des os ; cependant la mortaise articulaire est moins profonde et surtout plus évasée.
Le pied en totalité offre à peu près la même proportion, par rapport à la jambe , que chez les Guenons ; il est cependant en général plus étroit, et la partie tarsienne est proportionnellement un peu plus longue. L’astragale a sa tête encore plus oblique que dans les Sajous , et sa poulie un peu plus surbaissée ; le calcanéum est plus long , plus étroit , surtout dans sa partie articulaire. Les autres os n’offrent que des différences peu importantes. Nous devons cependant noter la petitesse du second cunéiforme , ainsi que la longueur et l’étroitesse du troisième.
Quant aux doigts , le pouce est certainement le plus gros de tous , ce qui est bien plus notable que chez les autres Primatès , et d’autant plus que les autres doigts des Makis sont plus grêles ; aussi les trois os du pouce sont-ils plus forts, plus larges, surtout la phalange onguéale, que dans aucun animal des deux groupes précédents.
Bassin.
En général.
Iléon.
Pubis.
Iskion .
Fémur.
Osdelajambe
Os du Pied.
Astragale.
Calcanéum .
Cunéiformes.
Os des Doigts.
Pouce.
Doigts.
Quatrième.
Comparé dans les autres espèces de Makis.